Big Apple en mode sorties

Je profite de mon séjour à New York pour enchaîner les sorties, musicales ou sportives. Côté musique, un passage par la "Grosse Pomme" n'est dit-on pas complet sans une séance musicale sur Broadway. Il est connu que les Américains sont les créateurs du "musical", et que les salles de Broadway sont leur écrin. Va donc pour un spectacle au Majestic Theatre, une des grandes salles du secteur de Times Square, qui joue depuis des lustres "Phantom of the Opera", le plus grand succès de ces vingt dernières années. La salle est vaste, décorée kitsch, avec un rideau rouge impressionnant et des fausses statues dorées et rebondies. Le public en ce jeudi après-midi est essentiellement constitué de lycéens américains en sortie scolaire, avec son habituel corollaire de gloussements occasionnels, pas trop présents heureusement. L'histoire est tirée du livre de Gaston Leroux et se déroule à l'Opéra de Paris. La mise en scène est très pro, parfois flamboyante, avec des décors spectaculaires, et un rien de grandiloquence, sans doute apporté par le texte un peu boursouflé de départ. Mais on passe 2h30 excellentes, admirant les enchaînements des décors et les performances des acteurs-chanteurs.

Un peu plus tard, non loin de là, c'est au fameux Madison Square Garden que je me rends pour un match de basket, en fan de la NBA (la ligue américaine de basket-ball) que je suis, pour voir l'équipe locale des Knicks affronter celle de Dallas. Ambiance chaude dans la salle, le public new-yorkais sifflant avec constance une ex-star de leur équipe, transférée durant l'intersaison à Dallas, ce qu'ils semblent ne pas lui avoir pardonné. Le match est serré, et les Knicks l'emportent à la dernière seconde, grâce à un jeune joueur venant de Strasbourg, et qui commence à percer outre-Atlantique. Le match s'étale sur près de 3 heures avec de nombreuses interruptions et temps morts, l'occasion d'enchaîner les animations, caméra tournant sur le public, chorégraphies des Knicks City Dancers (les cheerleaders locales) dansant sur le parquet à chaque temps mort, jeux de ballons sur le terrain, ou encore envoi de T-shirts en rafale dans le public, sans oublier l'inévitable hymne américain avant le match, dans une version plutôt bizarre, pas du goût des spectateurs assez traditionalistes quand il s'agit de leur hymne.


Dernière sortie plus loin au nord, dans le quartier du vieux Harlem, où l'on trouve salles de spectacle et clubs de musique. J'ai déniché un spectacle de jazz dans un club sur l'avenue Malcom X, une petite salle bien cachée, au premier étage d'un brownstone, à l'ambiance très "Cotton Club". Une salle toute en longueur flanquée d'un bar à rallonge, quelques tables et chaises devant une petite scène, le patron de la boîte qui vous accueille en vous serrant la main à l'entrée, on est bien loin de Broadway en effet. Une chanteuse (blanche), Lizzie Thomas, en robe lamée rouge, avec quatre musiciens derrière elle, nous offre un spectacle d'une heure à peine (il y a une deuxième session dans la foulée), chantant des standards de jazz du siècle dernier (Cole Porter par exemple) d'une belle voix, rythmée par les solos de saxo ou de piano de ses accompagnateurs. Une soirée sympa dans un Harlem qui sait rester authentique aujourd'hui encore.





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