Along the Riverway in Boston

Après la visite du centre historique de Boston la veille, nous nous orientons vers des quartiers (un peu) plus périphériques. Cela commence par une traversée du quartier résidentiel de Back Bay, et sa longue Commonwealth Avenue bordée d'immeubles bourgeois, que l'on suit 2 kilomètres durant sur une promenade plantée au centre de l'axe, ponctuée de jolies statues célébrant d'illustres Bostoniennes, comme Phillis Wheatley, la première poétesse américaine noire de renom, à la fin du XVIIIème. Auparavant, nous nous sommes arrêtés à la Public Library de 1847, aux escaliers gardés par deux imposants lions et à son agréable patio, alors que la salle de lecture en impose, avec ses abat-jours verts qui amènent une touche de modernité à l'austérité boisée des lieux.





  
Au bout de Commonwealth Avenue, il est temps de longer la rivière qui serpente à travers l'Est de Boston. Un parc botanique, des petits ponts, des jardins potagers, l'atmosphère devient plus bucolique, jusqu'au quartier universitaire, où l'on trouve notamment les déclinaisons médicales de Harvard. Nous faisons un arrêt sur notre route au musée Isabella Gardner : celle-ci a accumulé les oeuvres d'art, essentiellement européennes, et aussi asiatiques, tout au long de sa vie, et a aménagé sa magnifique demeure non loin de la rivière en musée. Du coup, la visite dudit musée se fait en parcourant les pièces du palais vénitien, tournant autour du somptueux patio au centre. On y trouve de nombreuses oeuvres de Rembrandt à Degas, du Titien à Matisse, preuve que la dame avait du goût (et de l'argent). Amusant (et typiquement américain) de voir que le vol d'une dizaine d'oeuvres en 1990 est désormais scénarisé : histoire de l'incident, tableaux vidés de leur oeuvre exposés dans une des pièces, mais cela n'a pas fait retrouver la moindre toile jusqu'à présent.

 

Continuons à longer la rivière, l'on arrive dans le quartier jamaïcain ! Jamaica Pond, Hills ou Plain, tout y passe. Mais point de compatriotes d'Usain Bolt dans les rues, le coin est assez bobo, comme en témoigne le café sympa où nous nous réfugions le temps qu'une grosse averse passe. La proximité des parcs en est sûrement la raison, les maisons colorées que nous logeons sont coquettes, sans ostentation. La balade se finit à l'arboretum Arnold, qui dépend lui aussi de Harvard. Là aussi, les arbres sont en fleurs, cerisiers en tête, un beau feu d'artifice pour finir notre balade d'une journée dans le Boston vert.




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