Green Mountain Vermont

Après les villes (Washington, New York, Boston), voici venue l'heure de la campagne, et plus exactement du vert Vermont qui porte bien son nom. C'est un des Etats les moins peuplés, et aussi le plus écolo : preuve immédiate que l'absence de panneaux publicitaires le long des routes, quelle belle idée, quelle bouffée d'air ! En regardant la carte, et le nom des villes qui parsèment celles-ci, on a l'impression de se retrouver en Europe, et même parfois en France : Hanover, Manchester, et aussi St-Gaudens et Montpelier (avec un seul L) !

Première étape à Woodstock, qui n'est pas l'endroit où se déroula le célèbre festival (c'était un peu plus loin à l'ouest, dans l'état de New York). En arrivant dans le village, l'ambiance n'est pas vraiment hippie, mais très comme il faut, un charme un peu suranné. Le "green" est entouré de belles demeures aristocratiques, jusqu'à l'hôtel Woodstock Inn, tout comme les rues alentour, où un marché de plein air propose des produits locaux, denrées et artisanat. 


L'attraction du coin est la Billings Farm, une ferme aménagée en écomusée, avec animaux et demonstrations agricoles en guise d'attraction : cela attire les enfants et les parents, mais nous ne nous y attardons pas. Nous préférons visiter les différents lieux de la ferme (fin XIXème), sous la houlette de dames (en tenue d'époque) qui parfois recréent des occupations d'antan, et nous narrent par le menu la vie des temps passés. L'une d'entre elles s'épanche en passant, sans que nous l'ayons titillée, exprimant leur honte d'avoir un président comme le clown que les Américains viennent d'élire. A côté, une partie historique raconte l'évolution de la ferme à travers ses propriétaires successifs, dont Mary French Rockefeller, et la prise de conscience de l'indispensable respect de son environnement.


Je me prends d'un intérêt inconsidéré pour les "covered bridges", ces ponts couverts qui sont une spécialité locale depuis près de deux siècles. Nous zigzaguons un peu dans la campagne pour aller en repérer quelques uns, certains anciens, d'autres plus récents, mais qui gardent la même fière allure un peu hors du temps - celui qui passe ... et celui qu'il fait. La raison de la couverture de ces ponts n'apparaît pourtant pas clairement, sans doute pour protéger des intempéries la structure du pont, plutôt que de protéger de la pluie ses usagers.

 

Notre très joli B&B donne d'ailleurs sur un de ces ponts, juste en face d'un charmante épicerie de campagne restée elle aussi dans son jus. Un peu plus loin, la rivière Ottauquechee se resserre dans des gorges, le long desquelles une belle balade permet d'aller jusqu'au barrage qui la clôt.


Deuxième étape dans le Vermont du côté de Manchester, dans un B&B sis lui aussi en face d'un pont couvert, jusqu'à en prendre le nom. Il a abrité un artiste américain un peu connu avant d'être transformé en auberge : mauvaise pioche, le propriétaire est un filou de première, pour ne pas dire un escroc, qui nous manipule pour nous soutirer les coordonnées de notre carte de crédit, et tirer dessus bien plus que les 2 nuits que nous y passons, dans des conditions peu agréables qui plus est, travaux, poussière, pas de deuxième B comme breakfast.


La ville voisine de Manchester est moins coquette que sa voisine Woodstock, mais attire tout autant la nomenklatura de Boston ou New York. Nous faisons une belle balade qui nous emmène jusqu'à la station de ski de Bromley Mountain. Celle-ci est bien entendu inactive en cette saison, mais la vue depuis là-haut (994 m) est belle, et nous marchons sur quelques plaques de neige qui ont résisté à l'été vermontais.


Dernière étape dans le Sud, à Bennington. Le vieux village au-dessus de la ville moderne est resté colonial jusqu'au bout de ses planches, avec sa Old First Church toute blanche, et respire la tranquillité perché sur sa colline dominant les environs.






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