Malte, une île pour les randonneurs ?
Malte joue désormais la carte rando pour attirer un autre
tourisme que le pur balnéaire, cible privilégiée jusque-là, qui a abouti à un tourisme
bas de gamme et à la bétonisation d’une partie des côtes. Alors sus aux randonneurs,
à grand coup de brochures en quadrichromie, et en multiples langues, pour
envoyer une autre race de voyageurs loin des plages bondées, à l’assaut de
sentiers bien vendus par les officines locales. Sur le papier, c’est du tout
beau et du tout cuit, un balisage annoncé, des points d’intérêt à chaque détour
de chemin. Sur le terrain, cela se gâte un peu. Le balisage disparaît dès les
premières centaines de mètres passés (saboté par les locaux nous a-t-on dit,
invérifiable) ; les sentiers sont la plupart du temps des chemins
poussiéreux et néanmoins empruntés par des camions ou camionnettes qui y
foncent à tombeau ouvert, sans beaucoup d’égards pour les rares
marcheurs ; des panneaux « Private » ou « No entry » pullulent
le long du chemin. Pour sortir des sentiers battus, et voir autre chose que ces
chemins dans une campagne grillée, nulle autre solution que de braver les
interdits, et de défier en même temps les chasseurs – une tradition îlienne –
qui battent la campagne. Alors soit, il y a quelques beaux sentiers le long de
la côte, au nord de Gozo ou au sud de Malte, la végétation est sûrement plus riante
au printemps qu’en plein été comme nous l’avons tenté, et le réseau de bus est
bien pratique pour rejoindre un point de départ, ou quitter un point d’arrivée.
Mais il y a encore beaucoup de travail pour que marcher dans la campagne
maltaise devienne un peu plus agréable …


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