Frankfort, capitale d'opérette
Près de Lexington, au milieu du pays des chevaux et du bourbon, se niche la capitale de l'état du Kentucky, une petite ville comme souvent dans les États américains. Celle-ci ressemble à une ville d'opérette. Un centre ville bien propret, avec ses jolis maisons colorées alignées, où il n'a l'air de rien se passer ; pourtant, la rue principale aligne une gentille librairie accolée à un café presque branché, où il fait bon prendre un expresso (si, si !) au soleil de cette

fin septembre. De l'autre côté de la rivière, c'est le domaine de belles demeures qui s'étagent le long d'une petite colline, au sommet de laquelle trône fièrement le Capitole de la capitale. Le contraste est étonnant entre cet édifice assez imposant, et la modestie de la petite ville. On peut visiter, moyennant un contrôle de sécurité avec portillon à l'entrée : il n'y a personne, et le préposé au contrôle semble bien content d'avoir un client. Une fois entré, la visite est libre, on déambule au milieu des statues, des fresques, dans un décor de marbre comme toujours solennel et froid. L'endroit semble désert, on voit de temps en temps quelqu'un passer d'un bureau à l'autre. Ce qui est étonnant est que l'on peut se promener partout, dans les belles salles tout en bois qui abritent les
différences assemblées, je fais même deux pas dans le bureau - vide - du "speaker", le président du Sénat local, sans que personne n'y trouve à redire. Des panneaux décrivent les assemblées et présentent les élus, partagés entre Républicains et Démocrates, mais le plus étonnant est peut-être cette vitrine au rez-de-chaussée, présentant une série de poupées, joliment vêtues, et qui représentent ... les "first ladies" de l’État, bref les épouses des gouverneurs, et ce depuis le XVIIIème siècle jusqu'à aujourd'hui ... Décidément, ces Américains surprendront toujours !
différences assemblées, je fais même deux pas dans le bureau - vide - du "speaker", le président du Sénat local, sans que personne n'y trouve à redire. Des panneaux décrivent les assemblées et présentent les élus, partagés entre Républicains et Démocrates, mais le plus étonnant est peut-être cette vitrine au rez-de-chaussée, présentant une série de poupées, joliment vêtues, et qui représentent ... les "first ladies" de l’État, bref les épouses des gouverneurs, et ce depuis le XVIIIème siècle jusqu'à aujourd'hui ... Décidément, ces Américains surprendront toujours !
Mais au fait, pourquoi Frankfort ? Sans doute parce qu'il y a pas mal d'habitants
d'origine allemande dans la région. Et aussi parce que les Américains, manque d'imagination ou par nostalgie, adorent reprendre des noms de ville de la vieille Europe. C'est ainsi que l'on trouve aussi dans les parages un Paris, un Lyon, et même un Versailles !



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