A la frontière hispano-italienne ...

La vague jaune et rouge
Le moment des hymnes
Mais ... il n'y a pas de frontière entre l'Espagne et l'Italie, me dites-vous ! En temps normal, non, je vous le concède volontiers, mais le temps d'un match hier, cette frontière passait par Saint-Denis dans le 9-3, et plus précisément par le Stade de France. S'y déroulait le huitième-de-finale le plus attendu de l'Euro 2016, entre donc la Roja (l'équipe d'Espagne) et la Squadra Azzura (l'équipe d'Italie), qui plus est une revanche de la finale de l'édition précédente. Et chacune des deux équipes était accompagnée de ses supporters, une palanquée de jaunes et rouges côté espagnol, une troupe aux tons bleus côté italien. Frontière mouvante entre les deux équipes d'aficionados, mais pacifique. Le Sud de l'Europe prend le foot par le côté festif, ce qui n'est pas toujours le cas quand on va vers l'Est ou le Nord. Ici, Manolo (ou son remplaçant) et sa grosse caisse se préparent à faire du bruit, là une famille française se divise, certains aux couleurs italiennes, d'autres aux couleurs espagnoles. L'Espagne gagne la bataille des couleurs, mais l'Italie emporte celle des décibels. Les hymnes nationaux sont toujours un moment particulier : l'hymne ibérique sonne un peu mou, l'hymne transalpin bien plus dynamique, repris en cœur par les supporters. Cela préfigure le match qui va suivre, puisque l'Italie imprime sa marque et virevolte devant une Espagne lente et stéréotypée. La vague bleue enfle tandis que la marée jaune reflue. 2 buts et 90 minutes plus tard, les azzuri ont gain de cause et chantent leur joie en sortant du stade, croisant quelques bicolores dépités. Une belle soirée de foot dans une ambiance méditerranéenne, la frontière se dilue et se disperse, les Italiens partent vers de nouvelles frontières, tandis que les Espagnols s'en vont retourner dans les leurs, No Podemos.


Le premier but italien
Vue panoramique du stade depuis nos places
  


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