Crochet par Lille

A la suite de notre séjour en Avesnois, et avant de rentrer dans notre foyer nocéen, nous faisons un crochet par Lille pour rendre visite à notre fils qui y vit, plus précisément à Lambersart, non loin du centre lillois à l'ouest. C'est là qu'il a acheté une petite maison de ville sur trois niveaux, et où nous prenons l'apéritif dans sa cour en début de soirée, avant d'aller dîner à la table du Colysée, non loin de là. Nous traversons les agréables rues de sa commune, d'abord la jolie placette du Docteur Martin, puis la cossue avenue de l'Amiral Courbet, flanquée côté impair de belles villas nichées dans la verdure, côté pair de maisons de ville élégantes, briques rouges et portes surmontées d'un arrondi bleuté. Plus loin, celles de l'avenue de l'Hippodrome sont encore plus vastes, limite m'as-tu-vu, avec des volumes imposants et des jardins plantureux. C'est d'ailleurs là que nous logeons pour la nuit de samedi à dimanche, ... dans une résidence seniors, puisque celles-ci sont de plus en plus souvent ouvertes aux touristes de passage pour optimiser leur taux de remplissage ! Si nous résidons dans un bâtiment moderne, la résidence s'étend aussi dans une belle maison blanche juste à côté.

Le lendemain, nous marchons jusqu'au proche parc de la Citadelle, le poumon vert de Lille, sur une île enserrée par la Deûle. C'est une étoile à cinq branches, ceinturée de deux murailles concentriques, fortifiée par l'inévitable Vauban cela va de soi. En ce dimanche matin, il y a foule et les chemins sont pleins de joggeurs et de cyclistes qui entretiennent leur condition physique dans la verdure de l'ile. Les autres occupants sont enfants et parents qui viennent profiter du zoo et des jeux installés à divers endroits. Nous voulons voir à quoi ressemble le centre névralgique du parc, et marchons jusqu'à son entrée principale, la Porte Royale : nous y pénétrons brièvement avant d'être refoulés manu militari par un quarteron de militaires, mitraillettes en bandoulière, visages rogues, qui nous enjoignent de faire demi-tour, zone militaire interdite ! Alors pourtant que des panneaux explicatifs à l'intention des visiteurs émaillent l'intérieur de la citadelle. Nous n'insistons pas, repartant pour faire le tour de la Citadelle par l'extérieur, dans un cadre verdoyant et humide, passant devant la Porte Dauphine, bien fermée quant à elle.







La pluie se met à tomber dru alors que nous avons rejoint le centre du vieux Lille. Nous abandonnons notre idée de balade pour nous abriter et déjeuner dans un resto. C'est une jolie cour, celle de la Ch'tite Brigitte, une institution qui propose un large choix de spécialités locales. Ceci est confirmé par l'odeur persistante de maroilles chaud dans les salles du restaurant, et nous nous régalons de croquettes et de flamiche.

Quelques jours auparavant, nous étions également dans les parages, mais côté belge cette fois, pour rendre visite à nos amis belges à Tournai, ville qui fait partie de la grande agglomération nordiste à une vingtaine de minutes de là. Nous y prenons un verre dans leur maison du moment, allons déjeuner dans le beau jardin de l'agréable restaurant "Au Sabot" non loin de là, puis faisons un tour dans leur futur nouveau quartier du Vert Bocage, où ils viennent d'acheter une petite maison. Avant de repartir, nous parcourons rapidement le centre de Tournai, sa grand place, sa renommée cathédrale aux cinq tours, déjà fermée hélas, et les bords de l'Escaut.


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