Autour de Cruguel
Notre gîte breton est sis dans la campagne morbihannaise, dans le hameau de Trévadoret, non loin du village de Cruguel. Une maison récemment refaite, avec deux espaces verts, l'un côté rue avec table pour les repas du midi, l'autre côté jardin avec fauteuils et transats pour le repos post-prandial. Nous avons beaucoup d'espace pour quatre, chaque couple avec son étage et sa salle de bains ! Le temps sera correct durant cette semaine, sans être trop chaud, et nous pourrons ainsi raisonnablement profiter des extérieurs, et du vaste séjour le soir venu.
Le village voisin de Cruguel, sans prétention, ne manque pourtant pas de charme, avec de vénérables monuments en pierre, fontaine, moulin, maison de maître, qui rappellent que Cruguel existe depuis quelques siècles déjà. C'est un peu plus loin cependant, dans le bourg plus animé de Plumélec, que nous faisons nos emplettes alimentaires, y dénichant notamment boucher et boulanger de qualité. Une balade de proximité nous emmène sur un chemin longeant le ruisseau de la Chênaie, entre forêts et champs, pour un parcours bucolique, au cours duquel nous remarquons avec étonnement une prolifération de champignons variés, signe que l'endroit semble bien conserver l'humidité ambiante.
Un autre village des environs vaut le détour, celui de Lizio, la jolie église de N-D de Lys, mais surtout une cour des Artisans, un espace pavé datant du temps des tisserands, qui a su garder son ambiance avec les maisons et dépendances la jouxtant. Non loin de là, l'Ecomusée de la Ferme et des Vieux Métiers est un incroyable capharnaüm qui empile toutes sortes d'objets de temps plus ou moins anciens. On peut être, soit rebuté par l'accumulation anarchique et une indigestion de vieilleries, soit fasciné par tous les souvenirs que cette exposition gargantuesque fait remonter à la surface. Pour ma part, d'abord étonné et curieux, je finis par éprouver une certaine lassitude devant tant d'objets dont la fonction semble effacée par un effet de collectionnite aiguë.
Une dernière excursion dans les environs nous emmène au château de Kerguéhennec, pompeusement surnommé le Versailles breton, un château datant de 1710, acquis par le Département et converti en Centre d'Art contemporain. La belle façade classique fait un peu penser à Cheverny, mais flanqué de communs bien restaurés, et précédé d'une vaste pelouse, fontaine et parterres de fleurs en prime. L'intérieur se visite aussi, quelques pièces modestement meublées, et à l'étage une expo consacrée à un artiste breton, Tal Coat, peintre ancré dans son terroir, qui évolua vers une abstraction de plus en plus épurée. Certaines œuvres laissent de marbre tandis que d'autres interpellent par leur "brutalité" simple.
Le domaine est vaste, construit au-dessus d'un plan d'eau, et dans lequel des statues/ouvrages, souvent métalliques, ponctuent les sentiers. C'est ainsi que nous rencontrons, ici une sorte de cage aux fauves, là un assemblage d'ours en peluche métallique. La promenade nous emmène jusqu'au moulin du Roc au bord de l'eau, avant de revenir sur nos pas parachever la visite par une projection vidéo assez fascinante (et écologique) sur les déchets et le flux du temps.
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