La Rochelle, nuit avant Noël


Nouveau séjour à La Rochelle, début décembre, Noël n'est pas si loin. C'est le moment de faire ses achats pour les fêtes, en évitant la cohue parisienne, et de profiter des illuminations festives. Cela commence dès la Porte Royale, non loin de chez nous. Construite au début des années 1700, c'était l'ouverture nord-est,  des fortifications de la ville, vers Niort. Elle a commencé à être restauré en 2012 grâce à la mairie , et accueille en été des manifestations culturelles, expositions ou spectacles, comme la pièce que nous y sommes allés voir cet été. En hiver, elle est toute  éclairée de rouge, qui lui donne des airs égyptiens (enfin je trouve, allez 
savoir pourquoi, peut-être ce palmier incongru devant ses colonnes). Un peu plus loin on arrive aux Halles du marché couvert de La Rochelle, construites en 1835, dont la façade ruisselle de lumières bleutées. On continue jusqu'à la place de Verdun. Ici, c'est la cathédrale Saint-Louis
 (édifiée à partir de 1742) qui se pare de reflets rosés mouvants, à vrai dire un peu incongrus. Poursuivons par les arcades de la rue Chaudrier, éclairées d'une lumière blanche et vive et faisant mine de vous envelopper dans un cocon douillet pour rejoindre le bord de mer. Au passage, des cours de vénérables lieux font feu de tout bois, avec leurs loupiotes multicolores telle l'esplanade de l'Hôtel Fleuriau, ou bien  la cour du Tribunal Judiciaire : kitsch ou éblouissant, chacun décidera selon ses goûts. 

Sus au Vieux Port pour finir notre boucle nocturne. Les deux tours (la Chaine et Saint-Nicolas) gardent sans mollir l'entrée du bassin, resplendissant la nuit venue dans leur tenue de lumière pour éclairer le port où se blottissent les petits bateaux pour se protéger du froid de l'hiver.


Parlant de La Rochelle, nous commençons à y avoir nos habitudes, et en particulier côté gastronomique, pour lequel les bonnes adresses ne manquent pas. Au marché couvert, la charcuterie Pannetier propose un ample choix de produits frais, tout est excellent. Ne manquez pas les boudins noirs, une des spécialités de la maison. Non loin de là, le pâtissier Théo Chéreau est un must pour les gourmands. Bien meilleur à notre avis que D'Jolly, la référence du centre-ville, il n'exerce ses talents que sur le marché, où vous vous devez de goûter ses tartes au citron, gâteaux au café ou Paris - La Rochelle (variante succulente du Paris-Brest). Juste devant la Halle, un boulanger itinérant propose des pains de toutes formes et toutes sortes, meilleurs les uns que les autres, que vous pourrez agrémenter d'une gourmandise comme leurs superbes palmiers. Sur le côté, la toute petite Brûlerie du Marché est un endroit que j'adore : on peut y acheter son café, moulu sous vos yeux, en choisissant origines et moutures avec le patron toujours jovial, ou déguster un petit noir sur une des tables dressées sur le trottoir. En prenant la rue Gargoulleau vers la place de Verdun, arrêtez-vous pour vos emplettes fromagères chez l'Epicurium. Une petite échoppe qui affine une part de ses fromages, et d'où on a du mal à repartir tant que sa besace n'est pas remplie. 

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