Le Lyon de demain rugit déjà

Retour dans la capitale des Gaules pour un week-end partagé entre le Lyon du XXème et celui du XXIème siècle. Nous commençons donc par le Lyon de demain puisque notre appartement moderne offre une vue imprenable sur la Darse, en plein coeur du nouveau quartier de Confluence. Les cubes et parallélépipèdes des immeubles alignés le long de la Darse s'empilent comme un jeu de construction, un Lego géant, aux briques colorées ou irisées reflétant le soleil qui nous accompagne en cette mi-avril. La rituelle balade le long de la Saône nous emmène jusqu'au fameux musée de Confluence, tout à fait au bout de la presqu'île, là où justement la Saône rejoint le Rhône. Nous ne visiterons pas cette fois le musée, montant simplement tout à haut du bâtiment, un peu mastoc, et dont l'érection fut un casse-tête pour ses ingénieurs. De là-haut, la vue remonte sur toute la ville, en commençant par les nouveaux bâtiments emblématiques qui s'alignent le long du quai, vert Euronews, orange Cardinal, ou grise et noire Sucrière.


Mais ce n'est que le début de la promenade le long de la Saône. Celle-ci peut nous emmener bien loin vers le Nord, jusqu'au Beaujolais. Nous n'irons pas jusque là, mais la balade jusqu'à l'île Barbe, au niveau de Caluire-et-Cuire représente déjà un bon kilométrage, en passant par le centre de la ville, le long de quais pris d'assaut par la jeunesse locale pour ces premiers rayons de soleil printanier. L'île Barbe a gardé un héritage remontant jusqu'au XIIème siècle (la Chapelle), et la perspective depuis les quais en face montrent un séduisant assemblage de lieux historiques ; malheureusement, la majorité de l'île est réservée à quelques happy few qui y séjournent ou y dînent, à l'abri des regards des passants, ou quand l'histoire est privatisée au service des puissants et des riches ... 


Remontant le raidillon de la Castellane vers le centre de Caluire, nous profitons une dernière fois des vues sur les cossus bords de Saône, avant de replonger sur l'autre versant plus populaire, et de revenir, toujours à pedibus via la cosmopolite Cité Internationale et le Parc de la Tête d'Or, verdoyante oasis au coeur de Lyon.

Le lendemain, nous nous intéressons cette fois au XXème siècle, et même à ses débuts, en allant voir la Cité Tony Garnier. Ce n'est déjà plus le Lyon de demain, mais ses réalisations restent étonnamment modernes, intérieur comme extérieur. Dans les habitations, l'agencement des pièces, de la cuisine, du balcon, préfigure déjà ce que nous trouvons encore aujourd'hui dans nos appartements modernes. Dans le quartier, les grands ensembles ont bien été retapés et sont redevenus vivables, originaux, avec de la verdure pour faire passer le béton, le tout égayé par de multiples et spectaculaires fresques de Tony. 



Toujours des fresques, les grands classiques que sont la fresque des Lyonnais illustres, sur la Saône, ainsi que celle du Mur des Canuts à la Croix-Rousse.
 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque