Vie tranquille à Ponta do Sol




Après une semaine avec notre groupe Terdav, nous achevons en duo ce séjour capverdien. Rien de réservé à l’avance, nous décidons de notre lieu de villégiature final en fonction de ce que nous avons vu, de ce que nous conseille notre guide, et jetons notre dévolu sur Ponta do Sol, à la pointe nord de l’île de Santo Antao. C’est un bon choix : non seulement la situation est stratégique, sur la côte, à proximité des balades que nous avons l’intention de faire encore, mais encore la ville est très sympa, sans doute bien plus que la populeuse Ribeira Grande non loin, ou encore la tristounette Vila das Pombas plus loin sur la côte. Située en cul-de-sac au bout d’une route qui longe l’océan, elle avance et s’ouvre sur la mer. C’est un curieux mélange. Une vie locale tranquille, des petites maisons colorées, un stade qui s’anime les jours de match, des ruelles poussiéreuses qui s’animent le soir venu, un front de mer qui mêle pêcheurs de retour de leur journée en mer, et jeunes du coin qui traînent le soir venu devant la baraque à frites locale (ou quelque chose comme cela). Et un peu d’animation touristique, essentiellement des Français après leur journée de marche, avec quelques bons restos et des bars sympas, un centre artisanal qui propose de très jolis produits, le tout sous une superbe lumière le soir venu au coucher du soleil. C’est toujours un peu gênant tout de même que ce monde à deux vitesses : les prix des restaurants, fort bons au demeurant, et souvent détenus par des Français, ou celui des produits d’artisanat, les réservent aux Européens, créant là comme ailleurs un monde à 2 vitesses. Et pourtant, comparé à d’autres pays, le Cap Vert, s’il n’est certes pas riche, ne transpire pas la misère, et vit au rythme d’un pays africain qui fonctionne bien, sans corruption apparente, sans potentats locaux, et avec une population qui semble plutôt heureuse de vivre.



A part cette « hype slow motion » (sic …), la ville présente deux endroits tout à fait atypiques. Tout d’abord un aéroport désaffecté, juste à côté du centre, le long de mer. Seul aéroport de l’île, il a fermé après en crash aérien en 1999 (18 morts), et sa piste unique, flanqué d’une petite tour de contrôle, accueille désormais les joggeurs qui viennent à la fraîche le soir faire un petit aller-retour sur la piste. Ensuite un petit cimetière juif, qui rappelle que des commerçants d’origine juive s’installèrent ici à la fin du XIXème siècle, en provenance essentiellement du Maroc, avant que de se fondre sans histoire dans la population locale. 


Une belle balade à faire depuis Ponta do Sol nous amène à 1 heure de là au village de Fontainhas, étonnamment perché sur un piton rocheux, élégant avec ses cahutes de couleurs, surplombant de verdoyantes plantations en contre-bas.


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