Las Palmas capital


Notre première excursion, depuis notre camp de base établi à Arucas, près de la côte septentrionale, pour le début de la semaine, est pour Las Palmas, la capitale. Nous sommes prévenus, c'est une grande ville, la neuvième d'Espagne en terme de population, où la circulation est compliquée, mais qui recèle dit-on quelques joyaux. Nous laissons notre voiture de location tranquillement garée devant notre gîte, pour prendre le car qui nous emmène en serpentant entre barrancos (les ravines locales) et villages jusqu'au centre de Las Palmas. La ville est curieusement située sur un isthme, la partie plate où s'alignent grands immeubles vers le nord et quartier historique vers le sud. Et pour se développer, elle a vite dû grimper sur les collines environnantes, d'où sa topologie originale. 

Nous nous concentrons sur les quartiers de la vieille ville, Vegueta et Triana : belle surprise, les rues sont piétonnes, pas de circulation automobile, de jolies maisons colorées, des ruelles animées avec profusion de bars et restaurants, une ambiance jeune et sympa. Quelques images en passant : les chiens noirs statufiés devant la cathédrale sont un peu inquiétants ; le théâtre Perez Galdos (la célébrité locale) et son bizarre rajout moderne, pour le coup plutôt raté, sur le bâtiment classique ; la Plaza Santa Ana est un îlot de prospérité avec ses
demeures de tous styles devant la cathédrale. La magnifique maison de Colon, celle du premier gouverneur de l'île, est consacrée à Christophe Colomb qui s'arrêta dans l'île au cours de ses voyages vers l'Amérique ; deux magnifiques aras nous rappellent le Costa Rica, mais je suis surtout captivé par les nombreuses cartes et récits qui retracent l'épopée des grands découvreurs des siècles passés. Plus austère, le musée Canarien, qui raconte l'histoire de l’île avant et lors de sa découverte par les Espagnols, guère plus tendres avec les Guanches locaux qu'ils ne le furent avec les Aztèques et les Incas plus à l'ouest. On découvre avec intérêt leur civilisation disparue, puisqu'ils furent vite éradiqués, plus ou moins volontairement, maladies et mode de vie en cause comme d'habitude, et que les Canariens d'aujourd'hui n'ont pas de sang guanche dans les veines.




Le quartier voisin de Triana, avec ses demeures cossues du XIXème nous amène progressivement vers le Las Palmas moderne, ses avenues rectilignes bordées de hauts immeubles, guère original. Et puis d'un coup, changement de décor en arrivant à Ciudad Jardin : comme son nom l'indique, la verdure prend le dessus, de grands parcs, des villas très confortables, nous sommes dans le quartier résidentiel de la ville. Un magnifique hôtel nous fait de l’œil, mais il paraît qu'il est vieillot et guère confortable.
 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque