Côte Nord, de Arucas à Agaete

La journée s'annonce belle, c'est le moment d'aller se balader le long de la côte nord de la Grande Canarie. Jusqu'à Agaete, dans le coin nord-ouest, une petite ville toute blanche, et bien vivante, à quelques kilomètres de la mer. Résultat, ce sont les locaux qui animent l'endroit, ce qui est loin d'être toujours le cas ici. Un pépé fume la pipe devant une boutique à l'ancienne en discutant avec les passants, le café du coin aligne les tasses de cafe con leche à la terrasse, la bibliothèque municipale offre un magnifique patio aux gamins qui viennent y bouquiner, le modeste jardin botanique exhibe des arbres bizarres.




Nous descendons vers la mer et le petit port de Puerto de Las Nieves, dont nos guides disent le plus grand bien. Bon, c'est sympa, la promenade de bord de mer offre de belles perspectives sur l'Atlantique, et les quais débordent de restaurants pour les touristes, premiers occupants des lieux ici, il n'y a pas vraiment de place pour les autochtones. Même le "doigt de Dieu", le rocher emblématique de l'endroit, s'est fait la malle suite à une grosse tempête. Nous prenons nos cliques et nos claques pour aller crapahuter dans les collines avoisinantes, un chemin monte entre les cactus, la vue panoramique sur la côte vaut les efforts fournis, car il commence même à faire chaud. La descente sur des cailloux qui jouent aux roulements à billes est assez casse-gueule, mais nous arrivons sains et saufs à Agaete où nous refaisons un stop.





Sur le chemin de retour, un arrêt mi-touristique mi-gastronomique est prévu à Guià. Encore et toujours ces adorables maisonnettes colorées, ces portes massives en bois, ces placettes cachées, que nous retrouverons un peu partout à l'intérieur des terres. Mais notre étape a aussi un but plus prosaïque, dénicher des victuailles pour le soir. Tout d'abord un petit fabricant de gâteaux secs exquis où nous faisons d'amples emplettes de desserts à venir. Ensuite un revendeur de fromages : je ne savais pas les Espagnols à ce point férus de fromages (à part le manchego). Origine chèvre, brebis, vache (ou même un mélange des trois), fromages frais et fondants, ou secs avec un air de parmesan, tout est bon quand on nous fait goûter, et nous repartons avec un stock de fromages qui nous accompagnera jusqu'à notre retour en France.
 

Nous rentrons dans notre base d'Arucas, encore une ville typique et vivante, non loin de Las Palmas. Le soir, c'est une sortie au restaurant, de fait un bar-resto fréquentés par des habitués, où un écran diffuse le match de coupe d'Europe du Barça pour les aficionados. Nous sommes chaleureusement accueillis dans une petite salle à côté, où des plats simples et goûteux nous réconcilient un peu plus encore avec la cuisine espagnole qui vaut plus que sa réputation pas toujours flatteuse, sortie de la paella.

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