Dans la montagne grand-canarienne
Seconde partie de séjour à l'intérieur des terres. La route sinue et l'on monte tranquillement vers la montagne, la côte bleutée au loin se dilue pendant que les nuages devant nous se rapprochent car bien entendu, quelques rochers à 2.000 mètres d'altitude tiennent à jouer leur rôle habituel de harponneurs de nuages. Un arrêt à Teror, l'un des plus beaux villages spécialités de l'île, celui-ci étant de plus connu pour sa "Virgin del Pino" qui attire pèlerins en nombre dans la cathédrale qui la célèbre au centre du village.
Plus loin, la route passe par le col du Cruz de Tejeda. Une fois la crête franchie, une vue magistrale s'étend devant la sorte de cirque enceint de montagnes verdoyantes qui s'étend devant nous.
Nous redescendons vers le village de Tejeda où nous logeons ces derniers jours. Le village est agréable, mais ce sont les alentours qui donnent envie de s'y promener. Première matinée, le temps est gris, mais pas de pluie annoncée pour l'instant. Nous chaussons nos godillots de marche pour monter jusqu'au Roque Nublo, le caillou emblématique de l'endroit qui culmine à près de 2000. Depuis la vallée, le sentier monte tranquillement à travers une végétation changeante, bosquets de pins, buissons bas, dévoilant une vue de plus en plus plongeante sur les villages en contrebas. La balade continue, faisant le tour du Roque Nublo, offrant des panoramas de tous côtés, la côte sud au loin nous fait un clin d’œil (non, nous ne retournerons pas !), nous ne croisons pas grand monde (alors que l'endroit est paraît-il couru), tant mieux. A la fin de la rando, nous arrivons au pied immédiat du piton rocheux : changement de décor et de scénario, une foule hétéroclite apparaît soudain, gamins piaillant, ados rigolards, vacanciers en tong, personnes âgées hésitantes, les plagistes du Sud semblent s'être donnés rendez-vous ici, et il faut faire la queue pour monter les derniers décamètres qui mènent au sommet du Roque. L'explication est vite trouvée, un parking permet de se rapprocher à quelques hectomètres dudit sommet, et l'excursion la plus prisée de cette partie de l'île part de là. Nous retrouvons vite notre sentier privatif ou presque pour redescendre vers nos pénates du jour.
L'après-midi, le temps se gâte et une épaisse brume recouvre toute la région. Nous roulons un peu pour rejoindre un autre village renommé, Artenara, un peu triste dans la grisaille avec sa vue aujourd'hui complètement bouchée sur le cirque central. 
Le lendemain, c'est encore pire, la pluie commence à tomber. Nous allons quand même jusqu'au Roque Bentayga, site archéologique réputé puisqu'il servait il y a 1000 ans et plus de forteresse, de nécropole, de galerie de peinture même, aux Canariens. Un petit centre d'interprétation raconte simplement l'endroit (et nous permet d'échapper aux ondées célestes), puis nous ressortons grimper vers le piton rocheux, quand les cieux se déchaînent, nous faisant vite rebrousser chemin, trempés jusqu'aux os.
La situation météo empirant d'heure en heure, changement de programme, nous repartons vers la côte où le temps, s'il n'est pas glorieux, reste néanmoins sec.





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