Lille : athlétisme et Charles De Gaulle
Week-end de 3 jours à Lille, à l'occasion des Championnats d'Europe d'athlétisme qui se déroulaient à Villeneuve-d'Ascq, dans la banlieue est de la métropole nordiste. Une bonne occasion d'aller déguster mon sport préféré en "live". D'aller rendre visite à mon fils qui travaille et habite depuis plus de 2 ans à Lille, ou plus précisément à Lomme. Et d'aller me balader dans le centre lillois le matin, avant les épreuves de l'après-midi. L'athlétisme tout d'abord ; je ne m'étendrai pas sur la compétition elle-même, remportée soit dit en passant par l'Allemagne favorite (en l'absence des dopés russes), par un temps frais et venteux qui ne favorisait pas les performances ; mais j'apprécie toujours autant cette compétition par équipes, un peu datée, où pour une fois le collectif prime sur l'individu, à mille lieues des mécaniques meetings où les stars viennent courir, sauter et toucher leur cachet.

Logeant dans une petite rue du Vieux Lille, je profite de la matinée pour aller me balader dans le quartier, et un peu plus loin, alors qu'en ce samedi ou dimanche matin, les rues sont calmes et la ville s'éveille à peine. La Grand Place est en train de se refaire une beauté, sachant pourtant qu'elle ne pourra jamais égaler sa grande sœur bruxelloise. La rue Esquermoise aligne ses boutiques pour la fine fleur locale : les fameuses gaufres de chez Meert, un fromager-affineur chez lequel on a envie de tout acheter, une boucherie-traiteur où les plats vous font du gringue derrière la vitrine. En remontant vers le nord, les maisons bourgeoises bourgeonnent ; au milieu d'elles celle de la famille De Gaulle, où le grand Charles naquit il y a bien plus d'un siècle déjà. Une confortable demeure ouvrant sur un petit jardin de ville, des chambres bien conservées dans leur jus, dont on peut croire que la famille De Gaulle vient juste de s'éclipser pour vous laisser les visiter bien tranquillement. En revenant sur ses pas, on longe le parc de la Citadelle et ses douves aquatiques. Deux sphinx émigrés d'Egypte (avec un peu d'imagination) gardent le pont couvert qui y donne accès. D'autres belles demeures ou des abbayes sont devenues des hôtels de luxe, au moins peut-on y jeter discrètement un œil pour voir ce qu'en est devenu le cloître ou le jardin.

Logeant dans une petite rue du Vieux Lille, je profite de la matinée pour aller me balader dans le quartier, et un peu plus loin, alors qu'en ce samedi ou dimanche matin, les rues sont calmes et la ville s'éveille à peine. La Grand Place est en train de se refaire une beauté, sachant pourtant qu'elle ne pourra jamais égaler sa grande sœur bruxelloise. La rue Esquermoise aligne ses boutiques pour la fine fleur locale : les fameuses gaufres de chez Meert, un fromager-affineur chez lequel on a envie de tout acheter, une boucherie-traiteur où les plats vous font du gringue derrière la vitrine. En remontant vers le nord, les maisons bourgeoises bourgeonnent ; au milieu d'elles celle de la famille De Gaulle, où le grand Charles naquit il y a bien plus d'un siècle déjà. Une confortable demeure ouvrant sur un petit jardin de ville, des chambres bien conservées dans leur jus, dont on peut croire que la famille De Gaulle vient juste de s'éclipser pour vous laisser les visiter bien tranquillement. En revenant sur ses pas, on longe le parc de la Citadelle et ses douves aquatiques. Deux sphinx émigrés d'Egypte (avec un peu d'imagination) gardent le pont couvert qui y donne accès. D'autres belles demeures ou des abbayes sont devenues des hôtels de luxe, au moins peut-on y jeter discrètement un œil pour voir ce qu'en est devenu le cloître ou le jardin.
Le lendemain, je délaisse le Vieux Lille pour les quartiers récents, du côté de Euralille (la nouvelle gare TGV). Bon, même si la "chaussure de ski" a une forme assez rigolote, et que les couleurs de quelques immeubles ou assemblages viennent donner un coup de fouet par endroit, tout cela ne casse pas trois pattes à un canard flamand. Le parc qui sert de jonction entre ancienne et nouvelle ville fait un peu pelé, limite terrain vague ; les tours s'alignent sans grande originalité le long du boulevard, la gare s'insère dans ce tissu sans vraiment y trouver sa place. Bref, on aurait du pouvoir mieux faire, cf. d'autres grandes villes européennes relookées ces dernières années, mais peut-être manquait-il le nerf de la guerre, les subventions de communautés locales en déficit. Sur le chemin du retour, après avoir croisé une foule musulmane en costumes de fête sortant d'un lieu de célébration (c'est la fin du ramadan), je passe devant l'Hotel de Ville, sorte de chaînon entre Vieux et Nouveau Lille : il est doté d'un beffroi haut perché (104 mètres), de style art déco flamand, que l'on peut gravir pour découvrir la ville à ses pieds. Le quartier récent de la gare à droite, les ruelles enchevêtrées de la vieille ville devant soi, les 2 stades au sud (dont celui où je me suis rendu ces 3 jours, le Stadium Lille Métropole), et au loin, les terrils qui rappelle une époque révolue où le charbon faisait vivre toute la région.



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