Lorient la Celte
Une autre sortie morbihannaise nous emmène dans l'orbite de Lorient, la grande ville voisine. C'est encore une fois en train que nous nous y rendons, avant de prendre un bus vers Larmor-Plage au bord de l'océan. Depuis Quelisoy, nous longeons l'embouchure du Ter, avec en face le complexe sous-marinier de la ville, une partie ayant désormais muté en Cité de la Voile et en musée. La pointe de Kernével sent davantage les vacances, avec son port de plaisance, sa plage, son fort, et la belle villa Margaret, fort appréciée des Lorientais comme pub et restaurant. En face de nous, de l'autre côté du chenal, nous retrouvons la citadelle de Port-Louis, visitée un mois auparavant. En continuant le long de la mer, l'atmosphère devient franchement balnéaire, de belles demeures bourgeoises venant s'aligner sur le rivage au niveau du centre de Larmor.
En fin d'après-midi, nous retrouvons le centre ville de Lorient, en pleine effervescence car le Festival Interceltique bat son plein ces jours-ci. Nous n'avons que peu de temps avant le dernier TER qui repart de Lorient, juste l'occasion de faire un tour du propriétaire. Sur la perspective qui court du port de plaisance jusqu'au stade du Moustoir, par les quais des Indes et de Rohan. Ce n'est pas encore l'heure des grands spectacles du soir, mais quelques concerts plus modestes se déroulent ici et là sur les quais : un chansonnier gallois gratte tout seul sa guitare, plus loin un groupe violoneux irlandais joue et chante avec entrain, tandis que des sons de cornemuse, émanant de musiciens en kilt, indiquent que l’Écosse est aussi présente à ce festival. Des stands touristiques vantent les avantages de l'Irlande, de l'Écosse ou du Pays de Galles, mais aussi de la Galice, des Asturies ou de l'île de Man, ce qui me permet de mieux appréhender la géographie de la nébuleuse celte en Europe. Une section des quais permet à des commerces, toujours en lien avec la culture celte, de proposer divers produits, et je me laisse tenter par des bouquins sur le voyage, "Bouts du monde", tandis que des pastiches de Tintin attirent notre attention, vendus par le créateur parisien.
En repartant vers la gare, nous passons devant le stade des Merlus lorientais, l'équipe de foot locale de L1, aux gaies couleurs orange, Et devant lequel un mur célèbre les footballeurs les plus connus ayant transité par le club. Un peu plus loin, nous découvrons deux structures modernes, à commencer par l'église du Sacré-Cœur du Moustoir : elle a belle allure avec sa façade triangulaire, sa flèche qui s’élance vers le ciel et ses fenêtres qui pointent sous son toit. Œuvre de Henri Reglain et construite dans les années 60, toute en pierre, granit, et bois, c’est un des must de la ville, autrement complètement détruite durant la Seconde Guerre Mondiale. Non loin de là, l'immeuble résidentiel des Échasses (la petite Cité Radieuse lorientaise !) surprend par ses couleurs vives et son architecture audacieuse pour l'époque.
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Notre dernière sortie bretonne est pour la forêt de Camors, plus au nord, à l'écart des foules maritimes. De longs chemins en ligne droite nous emmènent pour un grand tour forestier, sur les circuits de l’Étoile et de l'Eau. Le premier nous amène au menhir de Braz, impressionnant avec ses 3 mètres 40 de hauteur, et son origine à l'Age de Fer, 1000 années avant notre ère. Le second nous fait passer devant un lavoir (à sec), longer le Ruisseau du Moulin la Mort (à sec), jusqu'à l'étang du Petit Bois, terme de notre balade et de notre escapade bretonne.
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