GR 34 : Quiberon et La Trinité

 

Nous retrouvons les sentiers côtiers bretons à l'occasion d'une nouvelle incursion chez notre fille dans le Morbihan. La première balade nous emmène sur la presqu'île de Saint-Philibert, où nous longeons d'abord la rivière du même nom, en face de Locmariaquer. La petite église croquignolette de la Nativité mérite notre premier arrêt. Elle est originale avec sa voûte bleutée et étoilée, sous laquelle naviguent dans l’éther des ex-voto, ainsi que ses colorés vitraux modernes. Nous poussons vers la pointe de Men-er-Bellec, puis longeons l'anse de Tréhennarvour  jusqu'à la pointe de Kernevest, où nous nous arrêtons pour déjeuner sur le pouce, face au grand large.

L'après-midi, nous complétons notre visite de ce coin du Morbihan en nous arrêtant dans la ville voisine de La Trinité-sur-Mer. Il y a beaucoup plus de monde qu'à Saint-Philibert juste en face, il est vrai que c'est un des spots de voile de la côte sud. La foule déambule le long du port, mais dès que l'on grimpe une des ruelles qui mènent à la vieille ville, il n'y a plus ni passant, ni commerce, le calme complet. Nous poussons jusqu'à la pointe de Kerbihan plus au sud, croisant Alain Souchon, résident local, sur la plage voisine. Notre journée de marche s'achève sur le rooftop du Trého, troquet qui brasse même sa propre bière, que je m'empresse de tester.


L'autre excursion vers le sud nous fait emprunter le rail pour rejoindre Quiberon, histoire d'éviter la foule estivale des routes de la mer. Le TER qui nous y mène depuis Auray est surnommé le Tire-Bouchon, allusion à la forme particulière de la presqu'île. En ce début août, les quatre wagons sont blindés, et je fais le voyage debout, une heure et demie car le tortillard prend du retard suite à des problèmes techniques. Ce ne sera pas mieux au retour, puisque le tire-bouchon que nous comptions prendre est cette fois plein à craquer, impossible de monter à bord ! Le suivant ne passe qu'une heure plus tard, ce dont nous profitons pour rejoindre à pied l'arrêt de Saint-Pierre, histoire d'avoir plus de chance de trouver une place. C'est bien le cas et nous arrivons finalement à rentrer à Auray.

Depuis Quiberon, également saturé de voyageurs dont la plupart ne font que passer pour rejoindre Belle-Île juste en face, nous remontons la Côte Sauvage, le versant occidental de la presqu'île. Depuis le sentier des douaniers, la première vision est celle du château de Turpault, spectaculaire mais pour tout dire assez vilain avec son style anglo-médiéval, de date récente (1904). Le parcours est piqueté de quelques menhirs, tels des arbres de granit, qui égaient la platitude du paysage. Côté mer, le relief est plus spectaculaire, des avancées rocheuses dans l'océan, des îlots dispersés sur les flots, une eau turquoise et lisse, en l'absence totale de vent, sans doute une exception dans ces parages. Ça et là, des panneaux alertent sur la dangerosité de la mer et interdisent la baignade dans les criques ou sur les plages, ce qui n'empêche pas les baigneurs de vouloir se rafraîchir malgré tout. Il y a notamment du monde sur la plage de Port Blanc, où beaucoup de jeunes visiblement sont là pour une rave party, si l'on en croit le martèlement sourd d'une musique émanant d'un hangar au milieu d'un champ. Nous finissons à Portivy par le classique arrêt-boisson au Bateau Ivre, où nous croisons un journaliste de France Inter, Vincent Josse. 


 

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