Rubgy à Lille
C'est en cette fin février le rugby qui nous amène à Lille pour un bref week-end. Nous allons en effet assister à un match du Tournoi des 6 Nations délocalisé dans le Nord, en profitant évidemment aussi pour voir notre fils résident de Lambersart non loin de là. Nous logeons pour une nuit dans le confortable hôtel-casino Barrière non loin de la gare de Lille Flandres, puisque nous avons bien entendu emprunté le TGV pour un court trajet de 1 heure depuis Paris. De là, malgré le temps maussade, nous partons pour une large boucle dans le centre lillois, commençant par le récent quartier d'Euralille, longeant le Grand Palais, alias Parc des Expositions, et le Zénith local, pour obliquer ensuite à travers l'Université de Lille. Parmi les bâtiments récents surgissent ici et là des traces bien plus anciennes, telle cette "Noble Tour" assez incongrue en plein campus : c'est le dernier vestige des fortifications médiévales, datant de 1400 (Philippe le Hardi) et qui tient lieu désormais de Mémorial de la Résistance.
Un peu plus loin, nous voici à la Mairie de Lille. Si elle est fermée en ce samedi, comme son beffroi de 1932 qui la surplombe, ce dernier semble veiller sur tout Lille, toujours aussi impressionnant quand ses 104 mètres se dressent à la verticale en vous écrasant de toute leur verticalité. Juste à côté, la monumentale et baroque Porte de Paris trône sur un large rond-point, pas très accessible au milieu de la circulation automobile.
De là, le large boulevard de la Liberté amène jusqu'au Palais des Beaux Arts de Lille, l'immense musée municipal consacré donc aux beaux-arts, le plus grand en France en dehors de Paris. Nous lui consacrons le lendemain notre matinée, commençant par son contenu le plus original, ces plans-reliefs au sous-sol : il s'agit de maquettes à l'échelle 1/600ème des villes fortifiées par Vauban dans le Nord de la France, couvrant largement la Belgique et jusqu'à Maastricht aux Pays-Bas, soit 15 maquettes au total. Nous reconnaissons ainsi au passage Avesnes, Charleroi ou Tournai que nous avons visités récemment. Ces minutieuses reconstitutions, pour les besoins de l'artillerie de l'époque, sont remarquables par le niveau de détail, la finesse de la construction, et la dimension, plusieurs mètres de côté. Elles nous donnent aussi la vision de paysages d'il y a environ trois siècles, puisqu'elles datent jusqu'à 1691 pour la plus ancienne (Calais). Autre département notoire, parmi de nombreux autres, celui des sculptures, présentées dans une large galerie et au niveau de l'entrée du musée, avec les grands noms du XIX et XXème siècle, Rodin, Bourdelle, Camille Claudel. Sans oublier une expo très locale sur les fameux Géants des Flandres, et leurs traces dans la BD, ces légendaires personnages du folklore de la région, dont nous pouvons ainsi découvrir les secrets.
Le soir venu, nous retrouvons notre fils dans un restaurant (Le Présentoir) près de la Grand Place. Suite à un bug de réservation, nous nous retrouvons assis au comptoir de l'estaminet, ce qui nous permet d'assister en live au spectacle du chef qui compose ses plats avec dextérité, virevoltant sous nos yeux pour associer matières premières de qualité et sauces maison, un vrai plaisir. Et comme on s'en doute, nos plats sont dégustés avec d'autant plus plaisir que nous avons pu assister à leur genèse : ravioles aux gambas et mousse au chocolat, arrosés d'un original et réussi auxerrois-sylvaner de Reichsfeld (Dessous de Table).
Nous terminons notre week-end par le but principal de celui-ci, le match France - Italie au Stade Pierre Mauroy auquel nous accédons par le métro. Il vaut mieux s'y prendre un peu à l'avance car ce sont 50.000 spectateurs qui prennent d'assaut le grand stade. Mais il y a de quoi s'occuper en attendant le début du match : les supporters qui arrivent, drapeaux à la main et joues ou front aux couleurs tricolores, échauffement des joueurs des deux équipes, jeux de lumières et pyrotechnie. Le stade est pourvu d'un toit, bienvenu puisqu'il pleut bien en cette fin d'après-midi. Cela enlève un peu de l'imprévu lié aux conditions atmosphériques, au ballon rendu glissant (en plus d'être ovale !), mais les joueurs ne s'en plaindront pas. Le match est plaisant, remporté facilement par les Bleus face à de pourtant accrocheurs Italiens en progrès.
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