Tout sur le tour du Titisee
Notre destination 2024 avec ma randonneuse de sœur sera extra-hexagonale, et pourtant bien proche, pour elle du moins, puisque ce sera la Forêt Noire, de l'autre côté du Rhin. Si nous y avons déjà par le passé opéré quelques incursions, pédestres ou cyclopédiques, c'était dans la partie viticole plus au nord, tandis que nous nous rendons cette fois dans la haute Forêt Noire, en direction de la Suisse, après Freiburg, la grande ville de la région, que nous traversons au cours de notre trajet de 1h30 qui nous mène de Barr au Titisee. Nous laissons la voiture au bord du lac pour aller faire un tour dans cet endroit très touristique, sans doute le plus couru du Schwarzwald, comme le montrent les multiples échoppes qui vendent charcuterie et liqueurs, couteaux et coucous, objets en bois ou bien encore des parapluies bienvenus puisque le temps est gris et menaçant. Courageux ou inconscients, nous nous en tenons au pique-nique prévu en bord de lac : évidemment, à peine installés, l'eau du ciel commence à se déverser et nous finissons notre déjeuner sous un parapluie, avant de nous réfugier et de nous consoler dans une Konditorei non loin de là, d'un combiné Koffee - Kuchen.
Nous avons en guise de mise en jambes ce premier après-midi décidé de nous faire le tour du lac Titisee, au nom curieux et à l'étymologie obscure, aucune ne faisant toutefois trait à un serin jaune poursuivi par un gros chat. C'est un lac glaciaire, long d'environ 2 kilomètres, resté malgré tout plutôt préservé en dehors du concentrat touristique à l'extrémité nord. La boucle nous fait d'abord grimper sur les hauteurs boisés côté ouest, avant de redescendre au niveau du Bankenhof et de son imposant camping. Le retour par l'autre rive se fait sous une pluie fine, qui ne nous empêche pas de voir l'hôtel chic du lac juste en face, l'Alemannenhof, avant de revenir à notre point de départ, passant par la plage déserte où un "Biergarten" et quelques jolies barques en bois échouées attendent des jours meilleurs, tandis qu'un bateau motorisé promène quelques touristes, sans les mouiller, sur le lac, histoire de passer le temps.
Le lendemain, c'est le "vrai" départ de notre semaine de rando, nous devons laisser la voiture dans le coin pour la semaine, mais tous les lieux de parcage sont payants dans le village, et nous devons monter jusqu'à la station de ski du Windeck pour la garer à l'écart. Sac sur le dos (j'ai réussi à limiter le mien à 7 kilos !), nous partons pour cette première journée de marche, à travers la forêt. Bien sûr, il pleut ce matin, mais la végétation limite les embruns et le ciel finit par se décourager, nous octroyant une pause sèche en milieu de journée. Nous traversons le Fursatz pour faire une pause au Raimartihof, une grande auberge sur notre chemin : l'intérieur est "gemütlich" comme les Allemands savent si bien faire, petits napperons, éclairage tamisé, décor en bois ... et vin nouveau, c'est la saison. Nous poursuivons jusqu'au charmant petit lac tout rond de Feldsee, encore un lac glaciaire, niché dans la forêt, peu accessible et donc très calme, d'où nous grimpons raide jusqu'à la grande station de ski du Feldberg. Ces stations de ski sont encore plus moches en automne ou été qu'en hiver, quand la neige ne masque pas encore ses incongruités, comme les pylônes des remontées inactives. Nous nous empressons de continuer notre chemin jusqu'à l'hôtel du jour, au pied du sommet du Feldberg.
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