A l'assaut du Feldberg
Le Feldberg est le point culminant de la Forêt Noire, pointant son nez à 1493 mètres, un peu plus que son jumeau des Vosges. Notre hôtel, le Todtnauer Hütte, est situé juste en-dessous, et un sentier y mène directement depuis le parking. Nous nous y essayons le premier soir sur place, subissant un grain dès le début de la montée, dont nous tentons de nous protéger en nous insérant entre deux sapins. En guise de sommet, ce n'est qu'une butte arrondie, auquel une large route macadamisée, heureusement fermée au commun des mortels, donne accès, en fait ciblant la nouvelle tour TV qui a supplanté l'ancienne du côté de la station. Pour ce qui est de la vue, il ne faut pas y compter ce jour-là, nous avançons dans les nuages, sans aucune visibilité. Nous y retournerons donc le lendemain pour en voir un peu plus, refaire la boucle qui nous emmène jusqu'au-dessus du Zastler Loch d'où l'on peut voir les épaisses forêts qui couronnent cette partie de la Forêt Noire.
Le lendemain, nous allons explorer la partie sud du massif, redescendant depuis notre hôtel perché jusqu'au bourg du Feldberg, d'où nous repartons à l'assaut du Herzogenhorn (1415 m), encore plus dénudé que son voisin du Feldberg dans son chaume sommital. Au moins ne pleut-il pas (ce sera le seul jour sec), tandis qu'un soupçon de lumière vient rendre les vallées des alentours un peu plus vertes, tandis que depuis la table d'orientation, nous "panoramiquons" le paysage à 360°. Nous redescendons le long de petits ruisseaux dans la vallée de la Menzenschwander Alb, dénichant un joli chalet pour le pique-nique le plus bucolique de la semaine, agrémenté même d'une sieste sur un confortable transat en bois. Puis nous rejoignons les chutes d'eau de Menzenschwand, où un sentier très aménagé (il y a même un éclairage pour la nuit !) permet de bien profiter des rebonds du ruisseau.
Nous remontons par une zone humide, bien préservée, puis la forêt au pied du Feldberg, pour retourner à notre hôtel. Ce sera la journée de rando la plus rude, 25 kms pour près de 1000 mètres, nous aurons bien profité de la journée à peu près correcte du séjour. Nous sommes rejoints par le compagnon de ma sœur, avec qui nous dînons au restaurant de l'hôtel, tenu par une chaleureuse Croate à l'allemand rocailleux. La pitance est ... allemande, copieuse et pas très raffinée. Mes "maultaschen" (sortes de ravioles) ne valent pas leurs homologues italiennes, et je me rattrape sur la bière, une "hefeweizen" (bière de blé non filtrée) Furstenberg, brassée dans le coin, qui est la bienvenue après notre journée de marche. Nous logeons dans la grande suite aménagée dans une annexe du chalet : l'ouverture à travers une large baie vitrée y offre une vista imprenable sur les vallées, du moins quand la météo le permet.
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