Le Besançon de Vauban
Après avoir longé les quais du Doubs, bordés d'hôtels particuliers en pierre de taille, nous nous retrouvons sur la place de la Révolution, épicentre de la ville, avec sa fontaine des Eaux d'Arcier, du nom de l'aqueduc gallo-romain qui autrefois amenait ici l'eau de la ville. Y donne aussi le musée des Beaux-Arts, tandis que les tramways se succèdent le long de la rue des Boucheries.
L'après-midi est consacrée à la Citadelle, le plus majestueux ouvrage de Vauban, construite sur l'étroit isthme de la presqu'ile. Vaste (11 hectares), haut perchée (100 mètres au-dessus de la ville), ceintes de remparts hauts (15 m) et larges (6 m), parcourus d'un chemin de ronde et ponctué de guérites, c'est vraiment un lieu remarquable qui vaut d'y passer une bonne demi-journée, voire la journée entière si l'on souhaite visiter quelques uns de ses trois musées. Terminée en 1684 après 9 ans de travaux, elle servit de casernement, de lieu de formation militaire, de pénitencier, avant d'être rendue au civil en 1959. C'est aujourd'hui un lieu très couru, tout en restant bien visitable du fait de sa superficie. On y accède par un pont qui passe au-dessus des anciennes douves, où nous sommes surpris de voir, s'ébattant en-dessous de nous, non seulement des bouquetins, mais aussi des ... babouins : il s'agit en fait de "géladas", originaires d'Ethiopie, herbivores aux longs poils, qui supportent des climats froids, heureusement pour eux. Nous restons quelque temps à les voir gambader, jouer et se faire nourrir à coups de légumes balancés depuis le pont.
Nous déjeunons au Chapelier, un resto très local fréquenté par les autochtones, bon marché, avec des plats simples et bien faits, et pourvu d'une déco intérieure très hétéroclite, horloge et portrait de Victor Hugo, affiches du cru et livres anciens.

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