Bercy après Roland
Autour de la Toussaint, c'est l'heure du grand tournoi parisien de tennis, l'Open de Paris-Bercy. Je me suis remis au tennis il y a 5 ans, avec grand plaisir malgré mon âge avancé, et du coup m'intéresse davantage aux grandes compétitions tennistiques. Bercy rassemble les meilleurs joueurs de la planète, et de plus il est plus aisé d'y trouver des places que pour Roland-Garros (en plus ce n'est pas trop loin de chez moi) : me voici donc dans les tribunes pour trois matches du premier tour en ce mardi après-midi. La place que j'ai prise se situe assez près (mieux dans une grande salle comme le POPB), et derrière l'un des côtés du court. De ce fait, on voit bien les trajectoires, mais on ressent beaucoup moins la puissance des coups et la rapidité des balles, comme on peut le faire placé sur le côté du court. La salle est bien remplie, mais pas comble, et prête à supporter les joueurs français, puisqu'il y en a trois au programme du jour : c'est le premier tour, ils n'ont pas encore eu le temps d'être éliminés ! On commence par la pépite annoncée de 19 ans (Arthur Fils), qui se fait vite balayer par un obscur Allemand, trop fatigué en fin de saison dixit le jeune prodige. On continue par le solide Messin Ugo Humbert, qui s'impose facilement à un Américain assez moyen. Et on finit par un match à rallonge, que je finirai de suivre sur ma télé en rentrant, celui du vieux Gaël Monfils, 36 ans, toujours accrocheur et parfois spectaculaire, mais qui finit par s'incliner lui aussi face à un jeune Argentin. Entre deux matches, je me dégourdis les jambes en parcourant la longue coursive qui ceinture le court central, aménagée à l'américaine, avec toutes sortes de stands débitant sandwichs, glaces, boissons, boutiques d'articles sportifs, jeux divers, vidéo ou mini-tennis par exemple, plus l'accès aux deux courts annexes où il faut faire la queue pour obtenir une des rares places. Quatre heures de tennis, cela suffit pour aujourd'hui.
Cet épisode me remet en mémoire mon passage à Roland-Garros quelques mois plus tôt en juin, pour les Internationaux de France, l'un des quatre tournois du Grand Chelem. Cette fois, j'étais invité par la BNP à assister à un match en soirée depuis une des loges perchées en haut du court central. Réception VIP à l'entrée dans le vaste stade, dans lequel les deux courts principaux sont imposants par leur taille, d'autant qu'ils peuvent désormais être couverts en cas d'intempéries. L'ambiance là-haut est assez particulière, des loufiats passent entre les tables remplir les verres (champagne !) et proposer des petits plats. C'est confortable et bon, mais on est assez loin, au sens propre comme figuré, du tennis. D'ailleurs une bonne partie des invités est plus là pour discuter que pour les joueurs. Pour regarder le match, on peut sortir de l'aquarium où nous sommes confinés, mais on reste loin. Avec mon fils, nous regardons distraitement le match derrière une vitre tout en buvant et se goinfrant (avec modération ...). Pendant ce temps, sur la lointaine terre battue en dessous de notre cocon de riches, l'Allemand Zverev se débarrasse d'un jeune black américain.
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