Aux tours de Blandy
Une journée ensoleillée qui se profile en cette fin juin, je me mets au volant de ma 5008 pour une petite virée en Seine-et-Marne méridionale. Même si le château de Vaux-le-Vicomte est juste à côté, ce sont plutôt les Tours de Blandy qui sont l'objet de mon excursion. La vie de ce village est depuis plus de huit siècles indissolublement liée à son Château, propriété des vicomtes de Melun, puis des comtes de Tancarville, et ensuite d'autres familles royales (Orléans-Longueville, Bourbon-Soisson et tutti quanti), se repassant le mistigri au fil des siècles, pour tomber dans l'escarcelle du département à la fin du siècle dernier. Celui-ci, bien abîmé, est alors restauré et inauguré en 2007. L'ensemble a fière allure, avec ses cinq tours et son donjon, reliés entre eux par un mur d'enceinte, trônant en plein milieu du village, tout étonné de se retrouver avec cet imposant monument en son cœur. Sa visite vaut le déplacement au milieu des champs de céréales de la Brie, de gros efforts ont été faits, non seulement pour le rendre attrayant, mais aussi pour y proposer des animations tout au long de l'année. Dans la vaste cour intérieure, un jardin de plantes médicinales, dans une des salles, des costumes des différentes époques, dans le donjon, des reconstitutions de scènes au fil des siècles, sans oublier les transats proposés dans la cour qui me permettent de pratiquer mon habituelle et réparatrice sieste post-prandiale. Depuis le haut du donjon, on domine le village et les champs, et l'on peut apprécier de visu le vaste et élégant ensemble que forme le château. Vraiment un bel endroit peu connu, éclipsé qu'il est par son réputé voisin de Vaux-le-Vicomte.
Avant cette visite, je fais une petite marche apéritive dans le village voisin de Moisenay. Un sentier m'emmène dans la forêt communale, me faisant traverser un ru sur un joli pont en pierre perdu dans les bois, puis passer devant fontaine et lavoir, ainsi que par quelques jolies maisons en meulière ou en pierre de taille. Pour déjeuner, c'est le "Bar des Amis" qui m'accueille, restaurant de village bien achalandé en ce midi de semaine, pour un classique combo saumon / fondant au chocolat, simple et de bon goût.
Dernière étape en repartant à Champeaux, qui servit de décor au film "La Soupe à Choux" avec Louis De Funès, comme l'annoncent fièrement quelques écriteaux ici et là. Mais le village vaut surtout pour sa Collégiale Saint-Martin, une massive église paroissiale dont le majestueux intérieur, dépouillé de tout mobilier, surprend dans ce coin de Brie un peu paumé il faut bien le dire. A l'intérieur, un panneau intéressant raconte que Saint-Martin est présent partout dans le département, avec huit communes comportant ce nom (Dammartin par exemple), pour rappeler que ledit saint évangélisa la région de la Goële en passant.
Il est temps ensuite de rentrer, non sans faire un dernier arrêt à Brie-Comte-Robert, histoire de saluer et de faire quelques emplettes de livres chez l'ami libraire qui en tient le commerce.
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