
Nous avons prévu ce week-end d'aller nous balader 2 jours durant, et pour
changer, nous restons en région parisienne, et même prenons le RER, puis le Transilien
pour rejoindre l'Ouest francilien. Nous établissons notre camp de base dans une petite commune méconnue, L'Etang-la-Ville, très bourgeoise car voisine de Louveciennes et de Marly-le-Roi. Pour l'occasion, nous logeons dans une chambre d'hôtes installée dans une vaste maison d'un lotissement bien protégé, fermé par grilles, portillons et barrière. La chambre y est confortable, et le bon petit déjeuner est servi dans l'immense salle de séjour qui doit bien faire une centaine de mètres carrés au milieu de la maison. De là, nous allons marcher dans les alentours, en commençant par Marly-le-Roi, via le sentier de Grande Randonnée GR1. Marly-le-Roi donc, puisque Louis XIV y fait construire en 1676 un château plus intime que celui de Versailles, qui servira jusqu'à la Révolution. Si le château a disparu, il subsiste le vaste Parc, avec le grand bassin du domaine et l'abreuvoir, flanqué des célèbres chevaux de Marly, des copies en fait. Marly est aussi connue pour sa "Machine", qui servait à remonter depuis la Seine les quantités d'eau nécessaires pour alimenter Marly, mais surtout les jardins voisins de Versailles.


Depuis le parc, notre balade nous emmène à Louveciennes, passant par sa forêt domaniale, puis traversant cette ville cossue, mais un peu endormie en ce samedi. Louveciennes est aussi connue pour ses Impressionnistes, notamment Sisley et Pissarro, qui ont tracé sur leurs toiles des vues variées de la ville, comme le rappellent quelques panneaux ici et là. Nous rentrons par le centre-ville de Marly-le-Roi, nettement plus animé et plus agréable que celui de Louveciennes. Le soir venu, c'est dans un petit resto de l'Etang-la-Ville (le 25) que nous dînons en plein air, sur une petite place du village.
Le lendemain dimanche, nous rechaussons nos godillots de marche pour explorer plus au nord l'autre rive de la Seine, coupant le sud du Pecq pour rejoindre Le Vésinet et longer la Seine par un chemin de halage peu entretenu et pas très attirant. Il faut attendre de rentrer dans Croissy-sur-Seine pour que cela devienne plus riant, avec de superbes demeures donnant sur l'eau, des villas Art Nouveau, et même la "British School of Paris" qui s'est installé dans une belle propriété flanquée de bâtiments plus modernes pour y assurer ses cours à destination des riches Anglo-Saxons installés dans les beaux quartiers. Plus loin en longeant le fleuve, l'on rejoint le quartier culturel de la ville, une Chapelle St-Martin-et-St-Léonard, désacralisée et convertie dans les œuvres de bienfaisance, le Château Chanorier qui abrite un musée (avec une expo dédiée à Chats et Chiens ces jours-là), flanqué d'un vaste parc à la française. Après un petit détour par Bougival sur les bords de Seine, nous remontons le court, mais raide, dénivelé pour passer devant le Château de Madame Du Barry où elle finit ses jours, comme le montra il y a peu le film éponyme de Maïwenn. Le retour par voie ferré est confortable, bien mieux que d'affronter les bouchons du dimanche soir, via La Défense pour reprendre notre RER A.


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