Une ascension du Puy de Dôme

Cette année, notre traditionnelle randonnée d'automne entre frère et sœur se déroule en Auvergne, dans la Chaîne des Puys. Un TER un rien traînard m'amène jusqu'à la gare de Clermont-Ferrand où m'attends ma sœur et sa Kangoo. Un court trajet pour rejoindre Royat dans la périphérie clermontoise, un confortable hôtel (Royal Saint-Mart) sis juste à côté des Thermes. Notre sortie vespérale nous emmène le long de la Tiretaine à travers le parc thermal jusqu'au vieux centre. Au milieu de celui-ci trône l'église Saint-Léger. On pourrait croire qu'il s'agit d'une banale église communale, que nenni ! Je lui trouve des airs de basilique orientale, avec ses haut murs crénelés et sa tour octogonale, ses pierres en lave et ses toits en ardoise, encore embellie par la chaude lumière d'un soleil du soir. Voilà une église fortifiée qui a du chien (de garde) ...


Le lendemain matin, c'est le grand départ pour notre semaine de marche. Depuis Royat, le chemin s'élève doucement vers notre but de la journée, la célèbre Puy de Dôme, point culminant de cette partie nord du massif, d'autant plus imposant qu'il apparaît seul dans le paysage, un peu aristocratique dans son splendide isolement, dédaignant de modestes puys plus lointains. Bon, le sommet de cet ancien volcan est un peu gâché par le pylône de diffusion télé, et la station militaire qui le jouxte. En tout cas, il constitue une cible omniprésente sur notre sentier. Arrivés au pied du puy, nous négligeons bien entendu le train panoramique qui amène l'essentiel des visiteurs directement au sommet, pour contourner la montagne par le nord, bravant le vent qui rafraîchit bien l'ambiance malgré le soleil. Pour rejoindre les 1465 mètres de haut, c'est un boulevard de bois qui s'offre à nous, de larges marches qui montent doucement, une ascension tout en douceur qui fait que nous sentons à peine les centaines de mètres de dénivelé positif que nous aurons gravis dans la journée. Là-haut, il y a foule, et la vue est magnifique, sous un ciel azur sans l'ombre d'un nuage. C'est aussi un lieu d'envol de parapentistes qui voltigent au-dessus de nous ; l'on se dit que le survol des puys alentour doit valoir la petite frayeur que l'on ne manque pas de ressentir en évoluant à quelques dizaines de mètres du sol. Le Puy de Dôme est aussi réputé pour être l'arrivée d'étapes mythiques du Tour de France, dont ce mano a mano entre Poulidor et Anquetil en 1964. Mais sur place, c'est une plaque et une statue célébrant un des premiers défis aériens en 1911, atterrir au Puy de Dôme en moins de 6 heures au départ de Paris, qui est mis en exergue.



La descente nous amène vers Laschamps à travers la forêt, après une descente en lacet plutôt raide. Notre hôtel, Archipel Volcans, est une construction récente, bien conçue, joliment décorée, avec vue imprenable sur le Puy de Dôme voisin, une étape idéale entre celui-ci et d'autres montagnes plus loin au sud. Une bière locale pour se désaltérer, un dîner roboratif pour clore une journée qui s'avère au final moins éprouvante que prévu pour une reprise, malgré ses 20 kilomètres et ses 1000 mètres de dénivelé.






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