Bonn Cathédrale


Après l'exploration de Cologne le long du Rhin, nous allons un peu plus loin découvrir Bonn, toujours sur le Rhin, plus au sud. Cette tranquille ville moyenne est connue à deux titres principalement, celui d'être la ville natale de Beethoven, et l'autre d'avoir été l'ancienne capitale de la République Fédérale d'Allemagne plus de 40 ans durant, de 1949 à 1990, lors de la réunification qui a vu le transfert de ladite capitale à Berlin. Ce que l'on ignore souvent, c'est que Bonn a conservé la moitié des ministères, institutions politiques, ambassades, dont beaucoup n'ont pas bougé et occupent encore le quartier fédéral de Bad Godesberg un peu à l'écart de la vieille ville, quartier que nous n'irons pas voir, d'autant qu'en ce jour férié, il manque certainement beaucoup d'animation. Durant notre petite visite de trois heures ce dimanche matin, nous aurons largement le temps de faire le tour de la ville et de ses quelques lieux emblématiques. La place de la cathédrale s'ouvre sur la cathédrale de Saint-Martin, dans laquelle nous ne pourrons entrer, du fait de l'office du dimanche matin, ratant donc son beau cloître roman. Une balade dans les petites rues de Bonn nous amène ensuite à la Sterntor, tour médiévale enchâssée dans l'ancien mur de fortifications de la ville. Arrêt suivant devant la bourgeoise maison natale de Ludwig van Beethoven, fraîchement refaite, brillante comme un sou neuf. Etape sur la place du Marché, au bout de laquelle se dresse l'ancien Hôtel de Ville du XVIIIème, à la façade rococo aux teintes rosées et aux dorures étincelantes. Le Théâtre et Opéra local se trouve au bord du Rhin, le log duquel nous profitons des dernières heures de soleil de notre séjour, pour une balade tranquille, longeant les bateaux amarrés qui attendent des jours plus fastes pour repartir en croisière. On revient dans le centre en passant pour le Grand Parc sur lequel donne la baroque Résidence des Princes-Electeurs devenue Université depuis. Une brève visite qui ne laissera cependant pas un souvenir impérissable.





De retour à Cologne après 25 minutes de train régional, nous finissons notre séjour par le quartier historique autour de la cathédrale, et donc par cette dernière, le monument emblématique, gothique flamboyant, de la ville. De l'extérieur, on se sent écrasé par les deux tours de la façade Ouest, hautes de 157 mètres, sous lesquelles se retrouvent tous les touristes venus essentiellement pour cette imposant édifice dont la construction a duré 600 ans. Une fois à l'intérieur, on est impressionné par ses dimensions, surtout par cette nef qui culmine à 44 mètres de hauteur. Moins par la châsse des Rois Mages, pièce d'orfèvre dorée en forme de basilique vieille de près de 1000 ans, de surcroît peu visible depuis le déambulatoire. Nous sommes plus attirés par les modernes vitraux multicolores de 2007, des sortes de pixels colorés qui illuminent l'intérieur de la cathédrale. Le quartier tout autour est un curieux mélange de maisons pseudo-anciennes colorées, qui tentent de retrouver l'ambiance d'avant les destructions de la Seconde Guerre Mondiale, et de constructions style béton cubique, souvent des musées implantés après-guerre. 

 

Nous pénétrons dans le musée Ludwig, consacré à l'art moderne, qui nous emmènent de Picasso au Pop Art d'Andy Warhol ou David Hockney, en passant par l'expressionnisme cher aux artistes allemands (die Blaue Reiter notamment) ou le surréalisme de Max Ernst, natif des environs. Comme souvent avec ce type de musée, il y a à boire et à manger (parfois même à vomir), avec une préférence pour le mouvement expressionniste. Au hasard de notre balade dans le centre, nous tombons sur un magasin de grande dimension, qui occupe le rez-de-chaussée d'un pâté de maisons, exclusivement consacré au Carnaval de Cologne ! Ce carnaval est le nec plus ultra de cet événement en Allemagne, qui s'étend sur plusieurs mois de novembre à mars. Des dizaines de déguisements de tous les genres sont proposés en vitrine, qui donnent une idée de ce à quoi peut ressembler le carnaval colonais. Nous passons aussi devant la magasin du créateur de l'Eau de Cologne, un certain Jean-Marie Farina, parfumeur italien qui créa là en 1709 la plus ancienne maison de parfum encore en activité, qui vend encore aujourd'hui de fort chers flacons aux amateurs de passage.




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