Trois Géants à Tours

Une nouvelle visite à Tours cette année, toujours pour la même formation dans la même société (Recipharm) à l'extérieur de la ville. Heureusement, cette fois, pas de couvre-feu et de soirée confinée dans mon hôtel, je suis libre de vaquer comme je le souhaite et de visiter le soir venu la métropole tourangelle. Je ne manque pas d'aller visiter la ville dès mon arrivée en TGV, en direction du nord et de la Loire voisine. C'est devant le Musée des Beaux Arts que je fais la connaissance du premier des Géants dont je vais croiser le chemin. Il s'agit d'un certain Fritz, un éléphant d'Asie qui connut une vie mouvementée dans des cirques, entre Amérique et Europe, et qui finit sa vie en 1902 à Tours lorsque, pris d'une crise de folie, il fut tué sur place, par strangulation, avant d'être naturalisé. Sa dépouille, après maints déménagements et restaurations, est désormais visible dans les anciennes écuries, à côté du parc, et rappelle aussi la triste vie de ces animaux de cirque, trimbalés dans des conditions dégradantes pour le plaisir de quelques humains.



Ce Géant issu du règne animal fait face à un autre, issu lui du règne végétal, toujours dans le parc du Musée. C'est un imposant cèdre du Liban, planté en 1804 dans la cour, qui étend ses branches interminables pour en occuper tout l'espace. Comme toujours amoureux de chiffres, je ne résiste pas à l'envie de vous en asséner quelques uns : 33 mètres d'envergure, pour 31 mètres de hauteur, une circonférence du tronc de 7,50 mètres, pour s'étendre sur une superficie de 600 m2. Quelle prestance !


Le troisième Géant dont je vais (re)faire connaissance est plus connu, et vient quant à lui du règne minéral, la boucle est bouclée. Il s'agit bien entendu de la Cathédrale Saint-Gatien de la ville, chef d'œuvre du gothique flamboyant, mais qui, parce que sa construction s'est étalée sur quatre siècles, juxtapose aussi d'autres styles, du Roman et du Renaissance. La façade, presque étroite, avec ses deux hautes tours, s'apprécie depuis la placette située en face, de laquelle on peut prendre un peu de recul et tenter de s'échapper de l'emprise du Géant de pierre. A l'intérieur, la haute nef impressionne comme souvent dans ces cathédrales d'antan, mais ce qui frappe le plus sont sans doute les vitraux. Multicolores, variés, presque modernes, et datant pourtant pour les plus anciens du XIIIème siècle, ayant traversé les époques sans trop de dommages, ils forment une collection spectaculaire, encore rehaussée par l'ajout récent de vitraux contemporains dans un des bras du transept.

  




 
 







Commentaires

  1. Je suis heureuse d'avoir lu ce petit article sur Tours, j'ai travaillé quelques années là-bas, c'était chouette de lire de nouveau cette histoire de Fritz l'Elephant , de revoir ce magnifique cèdre du Liban, où j'allais souvent et la belle cathédrale. C'est un très chouette blog, merci pour le lien, ça donne envie de repartir :-) belle journée. bonne continuation, Bien à vous. Elsa (la Paloma, Barbentane)

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