Oléron et Ré avant de repasser en 3ème

Tout début avril, juste avant le week-end de Pâques. Il ne reste que deux jours avant d'entrer dans le 3ème confinement anti-COVID ; vite, on profite de ces derniers jours de semi-liberté pour aller traîner nos guêtres un peu plus loin que le périmètre qui nous sera bientôt alloué. Comme nous sommes dans notre second home rochelais, c'est tout naturellement vers "nos" îles que nous nous tournons, pour enchaîner Oléron, puis , sous un soleil resplendissant et des températures printanières, nous autorisant même à pique-niquer le nez au vent à midi lors de nos randos d'une journée.

Nous commençons par l'île d'Oléron. Pas encore de liaison bateau directement depuis le port de La Rochelle, c'est donc la route par Rochefort et l'estuaire de la Seudre que nous empruntons jusqu'au pont, puis celle qui rejoint le nord de l'île jusqu'à Saint-Denis-d'Oléron. De là, classique balade le long de la côte Est de l'île, avec vue sur le pertuis et l'île d'Aix, en direction du phare de Chassiron. Edifié en 1685 sur ordre de Colbert, il annonçait le pertuis d'Antioche vers le port de Rochefort, et avait une importance stratégique avec ses 33 mètres, qui deviendront 46 en 1834 lors de sa reconstruction pour aboutir au phare que nous connaissons aujourd'hui : ses bandes blanches et noires sont plus récentes et permettaient de le différencier de son voisin des Baleines sur l'île de . Pas de visite de l'intérieur du phare bien sûr, au moins peut-on se promener dans le jardin en forme de rose des vents qui l'entoure. Un jardin original qui alterne différents types de plantes, fleurs, potagers ou vigne, aux côtés de 4 bassins, et duquel la vue sur la mer dans (presque) toutes les directions est saisissante. Puis retour par la côte occidentale jusqu'au lotissement des Huttes et au marais de Papineau, près duquel nous avons la surprise de croiser quelques lamas égarés sur cette île atlantique, heureusement point fâchés et donc pas d'humeur cracheuse.

 

Le lendemain, c'est notre autre ile qui va nous accueillir, celle bien plus proche de . Nous laissons notre voiture avant le pont, au lieudit du Belvédère, pour prendre un bus qui nous emmène à Sainte-Marie-de-Ré. Voilà qui nous rappelle quelques souvenirs lointains pour y avoir passé une semaine en gîte rural en avril 1993 avec les enfants. Traversée du village, un des plus étendus de l'île, et promenade sur la côte sud jusqu'à Rivedoux, tandis que le bord de mer, d'abord sauvage, devient plus urbanisé tandis que s'alignent les petites résidences secondaires avec vue sur l'eau. Il fait chaud - près de 25°C -, il fait soif, nous essuyons une larme pour regretter l'absence de troquet quand, ô miracle, un kiosque ouvert propose des boissons au bord de la plage ! A la limite de la légalité bien entendu, en pseudo "click and collect", mais nous pouvons commander un Perrier et une bière au comptoir, que nous boirons debout à une table haute juste à côté. Un petit bonheur, si simple et évident il y a un an, devenu inestimable cette année. Le retour se fera en parcourant les 3 kilomètres du pont vers le continent, sur le trottoir de droite réservé aux piétons. Un petit dénivelé de 42 mètres quand même pour en atteindre le point culminant, vue sur le soleil qui se couche derrière nous sur l'île, sur quelques pêcheurs qui taquinent le gardon du coin en-dessous de nous, et sur la douce courbe du pont qui oblique gentiment vers le port industriel de La Pallice de l'autre côté.





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