Sur les remparts malouins

Profitons encore de l'espace de liberté offert par nos gouvernants, direction la Bretagne et Saint-Malo pour 2 jours, par un aller-retour TGV en cette fin février. Un appartement non loin de la vieille ville que je dois partager avec son propriétaire, mais celle-ci m'annonce qu'il est absent, en convalescence ; exit donc le contact humain, mais au moins aurai-je les lieux pour moi seul, pas mal finalement. Le séjour commence sous la pluie, je parcours la vieille ville intra-muros, qui apparaît bien grise par ce temps et dont l'austérité naturelle est encore renforcée par la météo. Des murs massifs en pierre écrasent les ruelles et ses piétons, je ne suis pas fan de l'atmosphère des lieux même si ceux-ci ont de la bouteille et du standing. Heureusement que quelques pastilles de BD (Saint-Malo abrite un grand festival de BD, le joliment nommé "Quai des Bulles") viennent égayer des murs de leurs touches de couleur. Et de temps à autre, une ouverture entre les remparts permet de s'échapper vers la mer maussade au large.

              

L'après-midi, la brume se lève, c'est le temps d'aller faire un autre tour de ville, en altitude cette fois, puisque ce sont les célèbres remparts de la ville malouine qui guident mes pas. Je ne suis pas seul à avoir eu l'idée d'aller goûter l'air iodé en cette période de vacances scolaires, et il y a foule sur la chaussée. Je baguenaude sur les 2 ou 3 kilomètres, avec à bâbord les pierres de la ville corsaire, à tribord les embruns et des échappées sur Dinard, l'île du Grand Bé ou la plage du Sillon. L'ouverture sur le large me réconcilie avec Saint-Malo, et son contraste étonnant entre un cœur serré, fermé, presque étouffant, et ces échappées belles sur la mer, ses îles, ses plages, plus loin encore d'autres continents. Et puis le soleil qui reprend pied le soir venant rend tout de suite la ville plus sexy. Passant devant l'hôtel des Chiens Du Guet, j'achève ma promenade sur la grande plage du Sillon, à jouer à cache-cache avec de grands poteaux de bois qui tiennent lieu de brise-lames quand la mer est forte. Cette plage me ramène 28 ans en arrière, quand nos enfants de 2 et 4 ans jouaient dans le sable tandis que je participais à mes (derniers) championnats du monde de scrabble, dans une salle du Palais des Congrès voisin. 






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