Gorges presque chaudes en Ardèche

Tandis que neige et gel sévissent dans le nord du pays, je m'en vais rechercher des températures plus douces vers le sud, direction l'Ardèche. Bonne pioche, il fait beau et doux en arrivant dans la vallée du Rhône, dommage que mon TGV ait subi 3 heures de retard pour me raboter mon premier après-midi, j'ai juste le temps d'arriver avant le couvre-feu de 18 heures dans un appartement près des bords de l'Ardèche, en-dessous de la vieille ville d'Aubenas.

Le lendemain matin, un grand bleu remplit le ciel ardéchois, je me dépêche de sortir du lit pour grimper dans ma voiture de location et filer plein sud. Après un arrêt pour visiter Vogüé, je pousse jusqu'à Vallon-Pont d'Arc pour y acheter de quoi pique-niquer et récupérer plans et brochures sur les fameuses Gorges. L'office de tourisme est un bâtiment moderne imposant, flanqué d'un parking étendu sur lequel mon Renault utilitaire semble bien seule. Entrant dans les lieux, pas âme qui vive, malgré de multiples guichets dans le vaste volume vide ; après quelques minutes, quelqu'un vient me servir et me renseigner avec amabilité. Nous sommes pourtant bien dans la première semaine de vacances scolaires, sans doute encore un effet COVID. Je reprends la route pour rejoindre l'entrée nord des Gorges de l'Ardèche. Je vais bien entendu passer un peu de temps autour du fameux Pont d'Arc, cette arche naturelle de 54 mètres de haut franchissant l'Ardèche. Côté amont le matin, encore à l'ombre tandis que le soleil pointe le bout de ses rayons de l'autre côté. Côté aval l'après-midi, après avoir avalé un sandwich, assis sur un rocher le long de la rivière. L'eau scintille sous le soleil de février. Je marche jusqu'à la plage un peu plus bas, où quelques rares touristes prennent leurs sempiternels selfies devant l'arche. Sans doute bien plus agréable qu'en été où les lieux sont pris d'assaut, comme en témoignent les nappes de parking, pour véhicules personnels et autocars.

Je pousse un peu plus loin dans les gorges. La plupart des rares touristes s'arrêtent au fameux Pont, il n'y a quasiment personne sur la route qui sinue le long des gorges, grimpant pour surplomber les flots, redescendant, dans des montagnes russes qui semblent attirer les motos (j'en verrai plus que de voitures sur ce trajet). Celles-ci semblent utiliser la route comme tracé de circuit, faisant hurler leur moteur, dédaignant le panneau incitant les motocyclistes à faire preuve de sagesse. Mon objectif de l'après-midi est la maison forestière de Saint-Remèze, sur les hauteurs, depuis laquelle un itinéraire de 1h30, suggéré par l'office de tourisme, doit m'emmener par chemins et sentiers jusqu'au bord de l'Ardèche, puis me remonter au point de départ. Le chemin est large et bien balisé, mais s'avère vite détrempé. Je contourne les premières flaques, mais quand la route devient une mare, voire une piscine incontournable, me voici obligé d'abandonner mon ambition de randonneur. 


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