Virées circumrochelaises




Le mois d'août à La Rochelle, mieux vaut fuir le centre et le vieux port de la ville, envahis par les vacanciers, où chaque pas est un effort, où le charme rochelais dévoyé par les visiteurs est mis à rude épreuve. Mieux vaut lors de ces 5 jours estivaux dans notre nouvel home prendre la tangente et aller voir plus loin dans les environs ce qui se passe. Le matin étant consacré à de menus travaux d'installation, nous prenons la poudre d'escampette dès le repas de midi avalé. Première sortie à bicyclette, profitant du large et efficace réseau de pistes cyclables de l'agglomération rochelaise. Une fois traversés les quais du port en zigzaguant entre les promeneurs, la circulation redevient fluide en continuant vers l'ouest et les installations industrielles de Port Neuf. La piste cyclable longe des friches et des entrepôts, pas très fun, mais cela montre le côté face de la ville, dont on oublie souvent que c'est aussi un important port de commerce. Après être passés devant le pont menant vers Ré et le petit aéroport local, le chemin longe les falaises de calcaire menant vers le nord, avec une large vue sur le pont et l'île en face. Quelques ostréiculteurs proposent des dégustations devant leurs hangars, puis l'anse de Pampin offre un peu de sable pour les baigneurs les moins frileux, avant que d'arriver au petit port du Plomb, une passerelle enjambant un petit bassin de plaisance, et quelques restos, certains réputés. On admire au passage les silhouettes caractéristiques des carrelets, ces cabanes en bois avançant sur l'océan, avec le filet carré à leur extrémité, composante incontournable des paysages de Charente Maritime. Le retour se fait par le village de Nieul avant de repiquer vers La Rochelle pour conclure cette belle virée cyclopédique.



Les jours suivants, nous continuons notre exploration des rivages au-dessus et en-dessous de La Rochelle. Au nord, c'est du côté de Marsilly et Esnandes, à la limite du Marais Poitevin, au cours d'une balade où nous ne croiserons quasiment personne, et qui s'achève par la vue étonnante d'une centaine d'autruches (vivantes !), un élevage local qui propose outre de l'autruche sous différentes formes, des produits locaux (et des boissons à un bar, bienvenu après 3 heures de marche). Au sud, c'est autour de Châtelaillon Plage que nous marchons, avec davantage de monde qu'au nord car la belle plage de sable, et la station balnéaire coquette sans être guindée, attirent les vacanciers : nous y croisons même par deux fois un Jean-Pierre Raffarin en bermuda et bronzé, qui semble y disposer d'une résidence secondaire.

Une autre sortie un peu plus lointaine nous emmène vers Marennes-Oléron au sud. Visite de la Maison de l'Huître, avec description détaillée de la culture des huîtres (naissains, bassins et claires, ...). Déambulation le long du canal de Cayenne jusqu'au petit port donnant sur la Seudre. Et dernier arrêt à Mornac-sur-Seudre, un joli village, investi par artistes et artisans, au bord des anciens marais salants, près desquels les cabanes d'ostréiculteurs cèdent progressivement la place aux nouveaux arrivants.



Dernière sortie avant de prendre le chemin de Paris et de la rentrée, nous tentons notre chance sur l'île de Ré. La décrue touristique a commencé, et la balade entre Rivedoux et Sainte-Marie, en longeant la mer, est tranquille, juste quelques vélos de temps en temps, mais le mercure flirtant avec les 35°C a raison de nos velléités pédestres un peu plus tôt qu'envisagé, nous incitant à reprendre le car pour retraverser le pont et rentrer chez nous.

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