Cap Vert, arrivée à Mindelo


Quatre heures de vol pour rallier l’île de Sao Vicente, au nord-ouest de l’archipel, depuis Lisbonne, longeant un moment les côtes du Maroc, puis survolant les Canaries. L’aéroport où nous atterrissons est de dimensions bien modestes, il est vrai qu’il n’accueille chaque jour qu’un seul vol international, celui de Lisbonne, et 2 vols intérieurs venant d’autres îles. Le guide qui va nous cornaquer 7 jours durant dans les environs est là pour nous accueillir, avec les 12 autres randonneurs dudit groupe Terre d’Aventures, et nous accompagner jusqu’à une petite et sympathique pension, au cœur de Mindelo, la capitale de l’île, et seconde ville du Cap Vert derrière la capitale Praia. Une belle plage de sable blanc, une jolie baie en face de laquelle les reliefs montagneux jouent avec le soleil du soir pour offrir des chromos de carte postale, auxquels les bateaux de pêche ajoutent une touche supplémentaire, l’ambiance est décontractée, la jeunesse traîne au bord de l’eau, les quelques cafés incitent à s’attabler pour boire un coup en regardant le coucher de soleil. Dans les ruelles de la vieille ville, l’ambiance est un peu plus rude, et l’on perçoit les indices d’une vie chiche, d’une certaine pauvreté, qui reste cependant sous contrôle : la misère n’affleure pas et les mendiants sont absents des rues. Les restaurants et cafés se préparent pour la soirée de ce samedi, et les musiciens testent leurs instruments qu’ils feront retentir une partie de la nuit. Nous allons dîner sur les hauteurs, chez l’habitant, un excellent repas capverdien, poisson et poulet, le tout arrosé de rhum local (le grogue bien nommé), au son d’un petit groupe qui joue et chante de la morna mélancolique, la musique de l’île, rendue fameuse par la star locale Cesaria Evoria. D’ailleurs, un petit musée foutraque lui rend hommage dans la ville, un assemblage hétéroclite d’objets et de photos accumulés et dispersés dans quelques salles d’un bâtiment aux colonnades imposantes en plein centre de Mindelo.


 
Nous repasserons par Mindelo au retour pour reprendre l’avion, ce qui nous permettra de nous balader aussi dans la partie plus moderne de la ville, à peine plus animée, et qui semble néanmoins gentiment somnoler. Nous faisons deux derniers arrêts avant de repartir, le premier dans un centre d’artisanat local, de jolis objets du Cap Vert, beaucoup hélas trop volumineux pour être transportables, et où nous arrivons néanmoins à dépenser les derniers escudos qui nous restent en colifichets. Le second au marché aux poissons sur le port, juste en face du quai sur lequel les pêcheurs débarquent leur prises, dans une halle du siècle passé : les étals regorgent de poissons multicolores plus beaux les uns que les autres, les hommes ramènent leur marchandise que vendent les femmes à grand renfort de cris et d’exclamations, scènes maintes fois vues ici et là, mais qui gardent leur charme rustique, tant que les modes de consommation n’ont pas amené les habitants à préférer des barquettes de poisson pané aux « vrais » spécimens pêchés quasi sous nos yeux.





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