LA Beaches

Venice, Santa Monica, Pacific Palisades, Malibu. Voilà qui parle au commun des mortels européens, même s'ils ne sont pas assidus de séries télévisées. Le long du Pacifique, Los Angeles enchaîne les plages de sable fin, et le moins que l'on puisse dire est qu'elles attirent la foule, pour ne pas dire une faune, hétéroclite et parfois voyante. Notamment au niveau de Venice, où c'est l'alternatif qui règne en maître, alors que les sportifs reprennent progressivement le dessus en remontant vers Santa Monica. Et tout ce joyeux monde se mélange sans crainte et sans préjugé visible : musiciens de rue, SDF, hippies sur le retour voisinent avec les costauds à biscoteaux de Muscle Beach, les joggeurs et cyclistes, chacun sur sa voie, les joueurs et joueuses de beach volley, de hockey (sur bitume) ou d'ultimate (une sorte de frisbee par équipe). Le spectacle est permanent, le tout sur fond de peintures murales de tous styles et de qualité fluctuante, et de magasins vendant maillots de bain rouge (bonjour Pamela) et gadgets importés de Chine.



  
On arrive sur Santa Monica. Les grands hôtels remplacent les échoppes miteuse, et les touristes prennent d'assaut le ponton ("pier"), à la fois parc d'attractions et concentration de baraques à frites, qui est incidemment aussi le terminus de la fameuse Route 66 qui traverse les US d'est en ouest, et sur laquelle je reviendrai. Au-delà de la plage, un parc s'élève graduellement au-dessus du niveau de la mer pour rejoindre Pacific Palisades, la montagne et beaucoup plus loin Malibu. Au retour, par l'intérieur des terres, le calme reprend ses droits, et l'on traverse des portions urbaines moins branchées (quoique, là aussi la gentrification est en marche), d'où ressortent, ici un jardin communautaire (nous dirions ouvrier), là une zone de parkings envahis d'herbes sauvages, là encore un quartier de restos branchés qui ne désemplissent pas. Enfin, de retour à Venice, l'on découvre ce qui a donné son nom à l'endroit, un ensemble de canaux artificiels, à l'américaine, c'est-à-dire se croisant à angles droits dans un mini-damier à la mode de Manhattan ou de toute autre zone urbaine des US. Le long de ces pseudo-canaux sont alignées des petites maisons de styles incertains, certaines vraiment kitsch, d'autres trop voyantes avec leurs couleurs flashy, d'autres enfin pleines de charme, noyées dans la verdure, avec de petits jardins où l'on se voit bien siroter un cocktail dans un fauteuil en rotin en regardant le soleil se coucher à l'horizon.
  







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