Anza Borrego, le désert tout en bas à gauche
Tout en bas à gauche de la carte des Etats-Unis, Anza Borrego est le dernier désert avant d'aborder le Mexique. Pas si éloigné de Los Angeles, mais qui mérite bien son nom de désert tant il semble à l'abri des transhumances touristiques, au moins en ce début mai. Il est vrai que le temps ne se prête guère à la balade, puisque sur la route en venant de LA, je subis une averse de neige fondue et le thermomètre de ma voiture indique bien 3°C : étonnant (et atypique) en cet endroit à quelques encablures de la frontière mexicaine. Mon hôtel avec son air de village du Far West est donc désert (tout juste un couple d'Allemands entraperçu au restaurant), et j'occupe la maison du Docteur sans voisins pour me perturber. Le village de Borrego Springs, "capitale" d'Anza Borrego, consiste en quelques maisons au milieu d'une plaine aride, elle-même entourée d'un rideau de petites montagnes : 2 hôtels, 2 restos, 2 cafés, 1 magasin, le compte est bon. Une balade de bon matin, en remontant une petite vallée, m'amène à une jolie oasis, quelques palmiers profitant d'un cours d'eau maigrelet qui se fraie un passage jusqu'à la plaine.
L'exploration d'une fraction de ce grand désert m'emmène ensuite plus au sud, où une piste serpente dans une autre plaine désertique. Les agaves parsèment la maigre végétation, leur fleur unique achevant de sécher tristement au soleil, un sentier mène à des peintures rupestres, rouges, datant d'une époque révolue et inconnue, un autre à des trous dans la roche qui rappellent que des femmes ont "cuisiné" là durant des lustres, jusqu'à laisser l'empreinte de leurs efforts, plus loin, une trouée cachée dans la montagne se dévoile, offrant une vue sur les reliefs arides tout autour. Il est temps de quitter Anza Borrego le soir venu, jusqu'au lac Salton. Retenue qui porte bien son nom, hélas, puisqu'il est devenu tellement salé que toute vie en a disparu, et que les hommes ne savent plus quoi en faire.







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