Delenda Carthago
"Delenda Carthago", Carthage doit être détruit, ainsi terminait Caton l'Ancien chacun de ses discours au Sénat, un brin obsessionnel quand même. Mais il finit par être entendu puisque la 3ème guerre punique mit fin à la rivalité entre Rome et Carthage, et que cette dernière finit bien par être détruite, rasée même puisque rien ou quasiment ne subsiste de l'ancienne métropole tunisienne. Les ruines que l'on peut voir à Carthage sont de fait des ruines de l'époque romaine. A commencer par les Thermes d'Antonin, presque aussi grand que ceux de Caracalla à Rome. On arrive sur une plateforme qui surplombe le vaste ordonnancement des reliefs de bassins, là un frigidarium, ici un caldarium ou un tepidarium (on se croit chez Astérix), belle perspective avec au fond la baie de Tunis et les eaux bleues de la Méditerranée. Quasiment personne, si ce n'est quelques militaires surveillant l'accès au palais présidentiel juste à côté, on peut flâner tranquillement entre les ruines, surplombées de 2 colonnes remontées il y a peu, les fûts de colonnes en marbre veiné et gravé, ou des mimosas en pleine floraison.
Un peu plus haut sur la colline, le quartier dit des Villas Romaines a été remis en valeur, avec des fonds italiens visiblement, puisque tout est écrit en mode bilingue français / italien. L'endroit est fort beau, avec toujours la mer en contrebas, une végétation champêtre, cyprès et fleurs des champs, des allées pavées, dont l'une nous mène à la Villa de la Volière, avec son atrium reconstruit, et aussi quelques mosaïques malheureusement soumises aux aléas climatiques et bien abîmées (les plus belles sont conservées au remarquable musée du Bardo).


Dernière étape au théâtre de l'odéon romain, encore un peu plus loin en remontant la colline en direction de la récente mosquée Malik ibn Anas, la mosquée voulue par Ben Ali et inaugurée en 2003, juste à côté du Palais Présidentiel. Le théâtre n'a plus grand chose de celui de l'époque romaine, il a été complètement détruit au fil des siècles et entièrement reconstruit au début du XXème siècle, avec quelques pierres du IIème siècle apparaissant ici et là. C'est devenu un haut lieu de la culture tunisienne, avec des festivals de musique s'y déroulant chaque année en été ou au printemps et attirant des grands noms.

Un peu plus haut sur la colline, le quartier dit des Villas Romaines a été remis en valeur, avec des fonds italiens visiblement, puisque tout est écrit en mode bilingue français / italien. L'endroit est fort beau, avec toujours la mer en contrebas, une végétation champêtre, cyprès et fleurs des champs, des allées pavées, dont l'une nous mène à la Villa de la Volière, avec son atrium reconstruit, et aussi quelques mosaïques malheureusement soumises aux aléas climatiques et bien abîmées (les plus belles sont conservées au remarquable musée du Bardo).


Dernière étape au théâtre de l'odéon romain, encore un peu plus loin en remontant la colline en direction de la récente mosquée Malik ibn Anas, la mosquée voulue par Ben Ali et inaugurée en 2003, juste à côté du Palais Présidentiel. Le théâtre n'a plus grand chose de celui de l'époque romaine, il a été complètement détruit au fil des siècles et entièrement reconstruit au début du XXème siècle, avec quelques pierres du IIème siècle apparaissant ici et là. C'est devenu un haut lieu de la culture tunisienne, avec des festivals de musique s'y déroulant chaque année en été ou au printemps et attirant des grands noms.






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