La Valette, une tranche d'histoire
Quand on parle de Malte,
on pense évidemment au Faucon Maltais,
cher à Dashiell Hammett et Howard Hawks, à Corto Maltese et son créateur Hugo
Pratt, éventuellement au bichon maltais, mais plus souvent aux Templiers. Et quand on arrive à la
capitale La Valette, fièrement
perchée sur sa presqu’île, l’histoire surgit à chaque coin de rue. Ses
imposants remparts ont été construits par les chevaliers de l’Ordre, et l’intérieur
de la capitale maltaise regorge de palais et d’églises. L'entrée dans le nouveau Valette est inédit : le célèbre architecte Renzo Piano en a conçu le style, donnant accès au Parlement juste derrière, un moderniste bloc de pierre de Gozo en équilibre sur la place. Nous visitons la Casa Rocca Piccola, toujours habitée par
ses propriétaires, descendants du marquis
de Piro : les objets de famille prennent vie au travers de l’histoire
des lieux, jusqu’aux souterrains qui servaient d’abri durant la dernière Guerre
Mondiale. Parcourant les remparts lorsque la lumière devient plus douce, la vue
sur les Trois Cités en face (Isla, Birgù et Bormla) est
magnifique. Birgù est sans doute la
plus belle, avec ses murailles s’avançant sur la mer, puis à l’intérieur ses
ruelles, à la fois vivantes, enfants jouant, aînés se reposant, et constellées
là encore de maisons anciennes, telles les auberges de langue construites évidemment
par nos chevaliers de l’Ordre des
Templiers. Une barque typique nous emmène en 3 coups de rame (et de moteur)
de l’autre côté, frôlant au passage les monstrueux yachts amarrés à la jetée.
La « touristification » est certes en marche (le jumelage avec Saint-Tropez le démontrant), et
pourtant l’atmosphère reste de manière surprenante modeste et détendue. Un saut
de bus local, efficace moyen de transport avec des engins modernes et climatisés,
nous ramène le soir venu dans notre home de Mosta à l’intérieur des terres.




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