Fontainebleau, dans les pas des souverains
Une excursion à Fontainebleau à l'occasion d'une chaude journée d'août. D'abord pour aller voir le château (que je ne connaissais pas), dans les pas des souverains : deux d'entre eux auront marqué les lieux, d'abord François Ier qui voulut en faire au XVIème siècle la "Nouvelle Rome", puis Napoléon Ier qui y tint sa cour au début du XIXème siècle. Mais d'autres, nombreux, y imprimèrent leur marque, de Philippe le Bel à Napoléon III, en passant par Henri IV et Louis XIV. De cette multiplicité d'influences ressort un château impressionnant par ses dimensions, bâtiments et parcs, et aussi par son hétérogénéité : on y trouve de tout, Médiéval, Renaissance, Classique, c'est un peu l'auberge espagnole. Moins connu et couru que Versailles, l'affluence touristique y est moindre, même en pleine période estivale, et vu la taille des jardins, l'on peut s'y promener sans rencontrer foule. Ce matin-là, un autocar avait certes déversé une cargaison de touristes asiatiques, mais qui restèrent concentrés près de l'entrée principale ; devant laquelle un couple, asiate lui aussi (Coréens ?), se faisait photographier en grand apparat de mariage, robe blanche et costard, le mariage dans des lieux européens chargés d'histoire faisant toujours recette en Extrême-Orient.
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| Château de Fontainebleau |
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| Mariage asiatique au château |
Après avoir jeté un œil à la ville elle-même, plutôt commune à vrai dire - Versailles a bien plus de cachet -, direction la forêt de Fontainebleau, histoire de se dégourdir les pattes, à l'ombre de surcroît. Et plus précisément vers les Gorges d'Apremont. On ne s'attend pas dans une forêt qui semble a priori bien plate, à découvrir des "Gorges". Bon, ce n'est pas le Tarn ou le Verdon non plus, mais il y a bien un belvédère avec vue sur le "Désert" (terme datant du temps où le fond était défriché, avant que des pins ne viennent le remplir), et une belle balade qui mène à travers éboulis et fougères, passant devant quelques rochers saisissants, comme le célèbre "Éléphant" non loin de Barbizon.
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| Le désert d'Apremont à Fontainebleau |
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| L'éléphant de Fontainebleau |
Barbizon, justement, célèbre pour son école et les peintres qui la créèrent : Jean-François Millet, Jean-Baptiste Corot et autres Daubigny,
dont des reproductions d’œuvres en mosaïque viennent égayer les murs de
la Grand Rue. Des ateliers d'artiste, reconvertis en demeures
bourgeoises, ou en échoppes diverses et variées, jalonnent la rue principale, à
côté de restaurants chers et d'hôtels chics. Du coup, le village a un
petit côté jet society et manque d'authenticité, malgré le charme
de ses maisons. Et le fait que la Grand Rue, axe principal, soit un
lieu de passage de toutes les voitures du coin, sans compter que l'on
peut s'y garer des deux côtés de la rue, enlève une bonne partie de son
attrait à l'endroit.
Dernier arrêt à Milly-la-Forêt. Là, pas de boutiques de cartes postales ou d'ateliers de pseudo-artistes, juste un gentil bled qui vit sa vraie vie de petite ville de l'Essonne. En mettant joliment en avant son passé, en première ligne la magnifique halle du XVème, tout en bois, ou encore la maison dans laquelle Jean Cocteau finit sa vie.






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