Gozo la discrète


La citadelle de Victoria à Gozo

Lorsque l'on se rend à Malte, Gozo c'est un peu le bout du monde. Il faut pour s'y rendre aller à l'extrémité occidentale de l'île et y prendre un ferry, puis remonter jusqu'à la capitale Victoria, aussi appelée Rabat (en maltais), au centre. La plupart des touristes s'arrêtent sur la petite île de Gomino, à mi-chemin, pour s'y baigner dans ses eaux turquoises. Alors Gozo a des allures de province à côté de sa grande sœur à l'est ; le rythme y est plus lent, les voitures roulent moins vite, les villages semblent un peu endormis. La capitale voit défiler des touristes dans la journée qui s'engouffrent dans sa citadelle, mais le soir venu, la ville basse redevient le repaire des habitants, qui se pressent sur les terrasses des cafés qui font le siège de la basilique Saint-Georges, laquelle draine en permanence une "clientèle" qui démontre bien la religiosité des Maltais. Il y a un vrai contraste entre cette vieille ville et ses ruelles étroites, constellées de signes religieux, de hauts-reliefs à l'effigie de Saint-Georges, le patron local, ou de la Vierge, et la Citadelle perchée sur une colline, un peu à l'écart, complètement restaurée (un peu trop ?), riche en monuments de tous types, et joliment éclairée la nuit, le tout grâce aux subsides de l'Union Européenne.
 

L'autre site important de l'île est celui de Ggantija, "la tour des géants" en maltais, deux temples datant de 5000 avant J-C, parmi les plus anciens au monde, marquant aussi de par la taille de certaines de ses pierres, pouvant atteindre jusqu'à 6 mètres de haut. Le soir venu, la lumière se fait plus douce, l'on est quasiment seul sur le site, on pourrait presque s'imaginer il y a sept milliers d'années, en regardant la vue sur l'île alentour, mais les cathédrales à coupoles qui parsèment Gozo nous rappellent vite que les Géants ont vécu et ont été remplacés.


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