Un 29 février entre Senlis et Chaalis dans l'Oise
Météo France nous annonce un grand soleil aujourd'hui. Et ce n'est pas tous les jours, ni même tous les ans, un 29 février. Alors je saute dans ma Peugeot 5008 direction l'Oise pour la journée : il y a un peu moins de volcans qu'à Lanzarote, mais il y aura plus de soleil !


Première étape, Senlis. Une grosse demi-heure pour m'y rendre depuis chez nous. Senlis est une cité qui date des Romains (Augustomagus !), qui vu Hugues Capet y résider il y a plus de 1000 ans, et la Maréchal Foch y préparer l'Armistice il y a près de 100 ans. C'est aussi devenu au fil des ans une ville bourgeoise, où des hôtels particuliers cossus prospèrent derrière les murs, une oasis au milieu d'un département largement en déshérence. Le fond de l'air est encore vif quand j'arrive vers 10 heures du matin, mais le soleil est bien là et ne va pas tarder à réchauffer l'atmosphère. C'est parti pour 3 heures de balade dans la ville, en commençant par la Cathédrale Notre-Dame : gothique, construite entre XIIème et XVIème. Mais ce qui me marque le plus sont les vitraux, modernes, d'un bleu soutenu ou de teintes pastel, qui resplendissent avec le soleil ambiant. Je baguenaude ensuite au travers de ruelles, presque toutes pavées, bordées de maisons qui ont l'air d'avoir échappé aux vicissitudes du temps : pas étonnant que nombre de films, récents et plus anciens, ont utilisé le cadre de Senlis pour leur tournage (La Reine Margot, l'Allée du Roi, la Nuit de Varennes, et beaucoup d'autres ...). Et en plus, j'ai l'impression d'avoir la ville pour moi tout seul ; en ce lundi matin
de février, pas un manant dehors ou presque. Rue Saint-Hilaire, passage Vernet,
rue du Chat-Haret, place Henri IV, passage des Carmes, j'emprunte scrupuleusement les itinéraires proposés par l'office du tourisme. Le
centre historique entouré de la première rangée de remparts se blottit
autour de la cathédrale. Plus loin, le rempart de Philippe Auguste offre
une belle vue sur la rivière Nonette en contre-bas et sur quelques
belles demeures campagnardes.
Après un déjeuner rapide dans un bar de la ville, je repars vers l'est, avec un premier arrêt dans le tout petit village de Montépilloy. Un étonnant château, avec sa porte fortifiée entre deux tours en fer à cheval, surplombée d'un donjon en ruines, qui reste imposant par sa hauteur, cela surprend dans cette campagne. Pas visible malheureusement car désormais privé.
Un peu plus loin, arrêt à Crépy-en-Valois. Encore une ville aux racines médiévales, mais assez différente de Senlis sa grande voisine. On retrouve des ruelles pavées, quelques belles maisons, mais l'impression générale est celle d'un bourg qui vivote, bien loin des fastes de son illustre voisine.
Dernière étape à Chaalis. L'abbaye royale de Chaalis dont je confesse que je connaissais même pas le nom avant aujourd'hui. Une ancienne abbaye cistercienne du XIème, aujourd’hui en ruine, rachetée au début du XXème siècle par Nélie Jacquemart, pour en faire un musée Jacquemart-André bis, aujourd'hui propriété de l'Institut de France. Si le château-musée est fermé en hiver, le vaste parc s'offre à moi seul, et j'en profite égoïstement ... Les vestiges de l’abbatiale, une chapelle avec de belles fresques rénovées, une roseraie, des étangs et leurs cygnes, une jolie balade au calme. Sans doute méconnue, alors que la fameuse Mer de Sable d'Ermenonville à quelques centaines de mètres de là accueille des fournées de visiteurs.


Première étape, Senlis. Une grosse demi-heure pour m'y rendre depuis chez nous. Senlis est une cité qui date des Romains (Augustomagus !), qui vu Hugues Capet y résider il y a plus de 1000 ans, et la Maréchal Foch y préparer l'Armistice il y a près de 100 ans. C'est aussi devenu au fil des ans une ville bourgeoise, où des hôtels particuliers cossus prospèrent derrière les murs, une oasis au milieu d'un département largement en déshérence. Le fond de l'air est encore vif quand j'arrive vers 10 heures du matin, mais le soleil est bien là et ne va pas tarder à réchauffer l'atmosphère. C'est parti pour 3 heures de balade dans la ville, en commençant par la Cathédrale Notre-Dame : gothique, construite entre XIIème et XVIème. Mais ce qui me marque le plus sont les vitraux, modernes, d'un bleu soutenu ou de teintes pastel, qui resplendissent avec le soleil ambiant. Je baguenaude ensuite au travers de ruelles, presque toutes pavées, bordées de maisons qui ont l'air d'avoir échappé aux vicissitudes du temps : pas étonnant que nombre de films, récents et plus anciens, ont utilisé le cadre de Senlis pour leur tournage (La Reine Margot, l'Allée du Roi, la Nuit de Varennes, et beaucoup d'autres ...). Et en plus, j'ai l'impression d'avoir la ville pour moi tout seul ; en ce lundi matin
de février, pas un manant dehors ou presque. Rue Saint-Hilaire, passage Vernet,
rue du Chat-Haret, place Henri IV, passage des Carmes, j'emprunte scrupuleusement les itinéraires proposés par l'office du tourisme. Le
centre historique entouré de la première rangée de remparts se blottit
autour de la cathédrale. Plus loin, le rempart de Philippe Auguste offre
une belle vue sur la rivière Nonette en contre-bas et sur quelques
belles demeures campagnardes.Après un déjeuner rapide dans un bar de la ville, je repars vers l'est, avec un premier arrêt dans le tout petit village de Montépilloy. Un étonnant château, avec sa porte fortifiée entre deux tours en fer à cheval, surplombée d'un donjon en ruines, qui reste imposant par sa hauteur, cela surprend dans cette campagne. Pas visible malheureusement car désormais privé.
Un peu plus loin, arrêt à Crépy-en-Valois. Encore une ville aux racines médiévales, mais assez différente de Senlis sa grande voisine. On retrouve des ruelles pavées, quelques belles maisons, mais l'impression générale est celle d'un bourg qui vivote, bien loin des fastes de son illustre voisine.
Dernière étape à Chaalis. L'abbaye royale de Chaalis dont je confesse que je connaissais même pas le nom avant aujourd'hui. Une ancienne abbaye cistercienne du XIème, aujourd’hui en ruine, rachetée au début du XXème siècle par Nélie Jacquemart, pour en faire un musée Jacquemart-André bis, aujourd'hui propriété de l'Institut de France. Si le château-musée est fermé en hiver, le vaste parc s'offre à moi seul, et j'en profite égoïstement ... Les vestiges de l’abbatiale, une chapelle avec de belles fresques rénovées, une roseraie, des étangs et leurs cygnes, une jolie balade au calme. Sans doute méconnue, alors que la fameuse Mer de Sable d'Ermenonville à quelques centaines de mètres de là accueille des fournées de visiteurs.









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