Bergame sous la pluie

Troisième et dernier jour de l'escapade cômoise. Après la brume et les nuages, c'est au tour de la pluie de faire son apparition. Je quitte la maison au-dessus du lac pour Bergame, d'où Ryanair doit me rapatrier vers Paris ce soir. Ce qui laisse une bonne partie de la journée pour visiter cette ville, vénitienne par son histoire, et notamment sa Città Alta.


Je me gare dans la ville basse, dominée par la ville haute (Città Alta), isolée du reste de la ville, fièrement campée sur sa colline, avec un rien de dédain aristocratique envers la piétaille qui s'agite à ses pieds. Pas de funiculaire en marche, je grimpe les quelques centaines de marches qui mènent aux remparts pour entrer par la porte de San Giacomo, suivre la Via Arena qui débouche sur la Piazza Vecchia. Pas grand monde dans les rues ou sur la place, les touristes ont déserté les lieux, sans doute découragés par la pluie battante qui n'a pas cessé de la matinée. Je me réfugie dans un petit resto, l'un des rares ouverts, typique, proposant des plats locaux, joliment décoré et fréquenté par des locaux, la Locanda al Gombito, bonne pioche. Pas de répit côté ciel après midi, l'eau de là-haut continue de se déverser sur la cité et ses pépites. Je me résous à parcourir la ville sous mon parapluie, croisant quelques lycéens sortis de l'école, ou les rares touristes bravant les intempéries, picorant ici une belle porte cochère, là une église cachée, là encore des arcades de temps immémoriaux. La vieille place a du charme, ses pavés luisants dans une brume diffuse lui donnant une "couleur" différente, on se console comme on peut. Autour, la chapelle Colleoni, célèbre le condottiere bergamasque du XVème qui la fit construire, chapelle riche, un peu trop peut-être, l'indigestion de dorures guette. La Torre Civica à côté propose un musée interactif sur l'histoire de la ville, qui fait un peu gadget quand même - ils auraient mieux fait de consacrer une partie de ce budget à traduire son contenu en anglais. Et la grimpette qui mène au sommet de la Tour, avec vue panoramique sur toute la ville et au-delà, tourne en eau de boudin, les monuments les plus proches sont à moitié masqués par la brume, et plus loin n'en parlons pas !

Je décide d'en finir avec ma douche lombarde, et retourne à la ville reprendre la voiture et rejoindre l'aéroport : ironiquement, le soleil refait son apparition au moment même où je retourne mon véhicule à l'agence de location.

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