Premières randos sur Lanzarote, crêtes et ravines

Nous voilà installés sur Lanzarote (nos bagages nous ont finalement rejoints dans notre bout du monde dimanche soir). L'heure de chausser nos godillots de marche et de nous aventurer sur les terres sombres de l'île, de crapahuter dans les champs de lave, de gravir les pentes des volcans, de nous aventurer dans les caldeiras.

J'ai acquis pour ce faire un guide des balades de l'île, un bouquin écrit par 2 Anglais (Walk ! Lanzarote) et qui décrit par le menu une quarantaine de randos plus ou moins longues, de 1 à 8 heures, à faire sur Lanzarote. Description détaillée des balades (en anglais, soit), accompagnée de cartes précises des circuits, un excellent outil qui nous accompagnera toute la semaine.

En guise de zakouski, nous commençons par le Montana Cuervo, un petit dôme tout noir au milieu de la plaine de cendres, une petite balade circulaire dont le point d'orgue (basaltique) est l'accès à la caldeira via un pan effondré. Ça et là, quelques plantes rachitiques jettent une tache de vert sur le fond sombre, mais "Black is Black" comme diraient Los Bravos (et notre Johnny en v.f).

carrière rouge près de Femes
Après cette entrée en matière, passons aux choses sérieuses dimanche matin. Départ à pied de notre gîte de La Degollada, nous longeons une éminence, passons devant une carrière de terre rouge, pour rejoindre le joli village blanc de Femes. De là, le chemin nous emmène à l'issue d'une bonne grimpette, parmi les chèvres, sur une crête entre 2 vallées, avec vue panoramique, une de plus, sur le sud de l'île. Après avoir pique-niqué dans le vent et le froid, nous redescendons doucement jusque dans la plaine à Yaiza, avant de rejoindre notre home.





Le lendemain, retour à Femes, en voiture cette fois, pour parcourir les barrancos (ravines) de l'autre côté du village : le chemin nous fait descendre brutalement vers la côte, avant de remonter jusqu'à un sommet - en plein vent - et de revenir par les crêtes, toujours avec des vues magnifiques sur le versant sud et la mer.

Nous voici donc "dérouillés" après cette entrée en matière en douceur, 4 - 5 heures de marche par jour, le matin jusqu'en début d'après-midi, quelques centaines de mètres de dénivelé, le vent, saoulant à la longue (avec des rafales à 70 km/h rendant parfois la progression difficile), nous incitant à rentrer dans nos pénates à un moment donné. Quant aux chaussures de marche, elles sont souvent bien utiles quand le terrain devient accidenté avec des roches basaltiques enchevêtrées.

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