La Villa Castel à Dieppe
Je pars faire le tour de Dieppe, commençant par son animée Grande Rue, jouxtée de maisons en briques blanches (l'une d'elle abrita il y a quelques siècles le corsaire Balibar) et de magasins, par exemple celui qui vit s'y approvisionner Pissarro, Monet ou Renoir. On tombe plus loin sur le Port de Plaisance, désormais libéré des ferries qui accostent un peu plus loin, et qui accueille pêcheurs et plaisanciers. En franchissant deux ponts mobiles (Ango et Colbert), on atteint le joli quartier de pêcheurs du Pollet, avec vue sur la falaise est et la chapelle du Bon Secours. C'est là que je dîne le soir venu, au Bistrot du Pollet, où j’expérimente notamment la spécialité locale du foie de lotte mariné.
Puis après le Bout du Quai, autre quartier ancien, voici la grande plage de galets, avec ses cabanes de plage dans divers tons de bleu, où quelques Dieppois prennent l'apéritif le soir venu tandis que le soleil se couche sur la falaise côté ouest, en-dessous du château. Dans le mer, je vois plusieurs dauphins longer la terre à coup de bondissements successifs. Un grand espace vert sépare la plage de la ville et de ses constructions, et notamment le grand Hôtel de la Plage qui profite des rayons de soleil du soir.
Le château-musée est le monument emblématique de Dieppe, qu'il domine depuis sa falaise. En y grimpant, on profite d'une large vue sur la ville et la mer. Constitué de silex, grès et briques, il défendait la ville, notamment contre les Anglais toujours à l'affût. C'est désormais un musée qui rappelle le passé portuaire de la ville, avec cartes - portulans, instruments de navigation, maquettes de bateaux. Le musée est notamment réputé pour sa collection d'ivoires dieppois. les ivoiriers locaux profitant des importations d'ivoire d'éléphant, d'Afrique ou d'Asie, pour travailler les défenses avec minutie, comme en témoignent la quasi-dentelle de certaines des œuvres, statuettes ou chapelets, tabatières ou pendules. On y trouve aussi des salles de peinture (19e - 20e, notamment Braque et Dufy), une dédiée à Camille Saint-Saëns, le musicien originaire la ville, ou une collection originale de râpes à tabac. Un musée un peu bric-à-brac qui se visite avec curiosité.
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