Blois et sa Loire

Ma principale sortie de janvier, la première de l'année m'emmène jusqu'en Val de Loire, où je commence par le très classique, traditionnel familial, avec Blois, la ville de mes grands-parents paternels. Je gare ma voiture non loin du fameux château, mais il est déjà assez tard et je n'aurai pas le temps de la visiter consciencieusement : ce sera pour une autre fois, par exemple à l'occasion du festival annuel de BD de la ville, en novembre. Je descends par les Petits Degrés jusqu'au quartier de Saint-Lubin où coexistent restos et bars avec un petit penchant alternatif, artistes et commerces originaux, comme ce marchand de parapluies ou ce chapelier. Cela semble bien sympa, surtout le soir je pense, mais j'ai un peu peur que cela ait du mal à survivre, comme l'indiquent peut-être les boutiques mettant la clé sous la porte ou les troquets fermés. Un peu plus, non loin de la Loire, se trouve un ensemble historique, formé, par l'Eglise Saint-Nicolas, ancienne abbatiale bénédictine, et l'Abbaye Saint-Laumer devenue ensuite Hôtel Dieu. Tout cela est en plein travaux, sans que je puisse comprendre ce qu'il en adviendra, faute d'explications adéquates.

Je continue en longeant la large Loire, jusqu'au pont central de la ville, le pont Jacques Gabriel, le seul pont à dos d'âne restant sur le fleuve, long de près de 300 mètres, et datant des années 1700. Il est flanqué des vestiges du vieux pont Saint-Louis, que l'on devine grâce à l'écume qui accroche quelques résidus de pile cachés dans l'eau. Traversant celui-ci, l'on rejoint le quartier de Vienne, sur la rive gauche, qui garde quelques maisons anciennes rescapées de la dernière guerre. Le parc de Creusille un peu plus en amont offre de belles vues sur le Blois historique, égayées par quelques vieux bateaux qui attendent les beaux jours pour promener quelques vacanciers sur le grand fleuve, tout comme les guinguettes qui leur feront profiter du panorama fluvial. 

Je repars sur l'autre rive par la promenade Mendès-France, avant de remonter jusqu'à la rue Calenge où habitaient mes grands-parents : leur étroite maison est toujours là, presque pas changée extérieurement. Puis je poursuis par la Halle aux Grains, l'espace culturel de la ville, et la double Tour de Blois, jusqu'aux Jardins de l'Evêché de mon enfance.

Je termine mon petit tour blésois en redescendant par les Grands Degrés Saint Louis, jusqu'au pied de l'escalier Denis Papin aux marches colorées, puis en déambulant dans le Blois historique. Là encore, dans la rue du Commerce, l'épicentre de la ville, toutes les boutiques ne m'ont pas l'air au top. Même l'ancienne confiserie, devenue chocolatier, de mon grand-père est provisoirement fermée, car les ateliers de confection du chocolat ont brûlé récemment comme l'indique une affichette collée sur la vitrine. Tout cela me donne envie de faire un séjour plus long et une visite plus assidue de Blois, et je me promets d'y retourner cet automne.

Le lendemain, sur le chemin du retour depuis Chaumont, je m'arrête à Montrichard, sur les bords du Cher. Mais cela ne semble pas être le bon moment pour découvrir ce bourg à la riche histoire : non seulement la météo est morose à souhait, mais tout ou presque semble fermé ou en travaux, la Tour Maîtresse, l'ancien donjon du château, et ses musées, ou la place centrale avec ses maisons anciennes. Même mon arrêt final aux caves Monmousseau s'avère un échec : il est trop tard pour visiter les caves, et je dois me contenter de goûter deux crémants, dont un extra brut intéressant, dont je ramène quelques exemplaires.


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