Cas'Art Moderne
Quatre jours et quatre nuits à Casablanca, le temps de faire mes jours de formation à Bouskoura, banlieue sud, chez Pharma 5, une entreprise efficace dans laquelle j’avais déjà officié en novembre dernier. Le soir venu, il ne me reste guère de temps ou d’envie pour visiter la ville, que je connais de surcroît assez bien puisque c’est mon cinquième séjour dans la métropole marocaine. Un soir cependant, je vais faire un tour dans les environs de mon Triangle d’Or d’adoption, pour aller voir la Villa des Arts, une belle demeure style Art Déco, reconvertie en musée d’art moderne, en fondation plus précisément : en ce moment y est présentée une exposition consacrée à l’Estampe, les petites salles réparties sur deux étages montrant des œuvres obtenues par lithographie (pierre calcaire gravée, puis impression), par gravure (plaques métalliques gravées mécaniquement ou chimiquement) ou par sérigraphie (aplats de couleur posées à l’aide d’un pochoir). Je suis quasiment seul, et je peux aussi faire un tour dans le jardin qui entoure la villa, havre de paix et de verdure au milieu de la bruyante Casablanca. Je continue mon petit circuit dans ce quartier proche du grand parc de la ville, empruntant le boulevard Moulay Youssef, planté d’une double rangée de monumentaux palmiers, jusqu’au Centre Culturel Américain, très actif, avec de nombreux visiteurs, et plusieurs expositions, certaines très (trop ?) colorées, d’autres plus sobres, dont l'une par un photographe recherchant les traces d’une rivière, la Bouskoura (tiens, tiens, cf. supra), quasiment anéantie par la progression de l’agglomération casaouie.
Mais en général, ma principale activité le soir venu est de trouver un restaurant pas trop loin de mon appartement de la rue de Normandie, certains que je connais déjà de mes séjours récents, d’autres nouveaux. C’est ainsi que je découvre un intéressant japonais, Eatsu, où c’est un vrai Nippon qui prépare devant nos yeux les mets proposés à la carte, yakitori, makis, rouleaux frits. Le Milk & Honey est branché, comme beaucoup dans le coin, et cependant de bonne qualité (tchatchouka très correcte) tandis que l’italien La Candelaria me déçoit un peu cette fois, très bruyant de plus, tout comme le médiocre espagnol Pepe Luis.
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