Gastronomie dijonnaise
Encore une fois à bourlinguer en France pour ma formation "star" sur les Pharmacopées. Cette fois, je retourne à Dijon, où je m'étais déjà rendu pour le même motif il y a un an et demi, en plein confinement. Cette fois, tout est ouvert et l'ambiance est évidemment totalement autre. Comme d'habitude, j'arrive dès le matin pour profiter d'une bonne demi-journée et me promener dans la ville. L'objectif du jour est la toute nouvelle Cité de la Gastronomie et du Vin, qui vient d'être inaugurée trois jours auparavant. Pour m'y rendre, je traverse le joli Jardin de l'Arquebuse, par la roseraie en pleine floraison, le long du Raines ombragé et par le jardin botanique proprement dit, allaient buissons et pyramides.
Un petit plus loin l'on arrive sur la Cité de la Gastronomie, flambant neuve, par le Village Gastronomique où ont commencé à s'installer rutilants commerces de bouche et restaurants haut de gamme. Le bâtiment principal propose pas moins de trois expositions que je vais parcourir cet après-midi. La première, celle qui m'attire le plus, est consacrée à la pâtisserie (je ne peux occulter que mes deux grands-pères étaient tous deux confiseurs, à Blois et Strasbourg). Instructive et intéressante, avec des montagnes de faux gâteaux en plastique qui font pourtant saliver ... A côté, une autre raconte le repas gastronomique à la française, très complète et illustrée par tableaux, textes, photos, elle aussi donne l'eau à la bouche, et l'on croit ressortir la faim au ventre. La dernière "En cuisine" est consacrée aux cinq sens mis en action par le fait de cuisiner, en mode interactif, se finissant par un jeu vidéo grandeur nature pour les amateurs de "Top Chef", dont je ne suis pas. Juste à côté se trouve la chapelle Sainte-Croix-de-Jérusalem, dernier témoin de l'hôpital médiéval qui se trouvait à cet endroit. Complètement rénovée, elle décline en musique et en lumières sa nouvelle vocation gastronomique, présentant les terroirs et les lieux bourguignons qui comptent.
Le soir venu, après avoir essuyé un gros orage qui m'a laissé rincé, je ressors pour dîner dans le centre de Dijon, autour de la place de la Libération, à travers les ruelles aux maisons à colombages.
Le lendemain, après ma journée de travail, je repars vers la vieille ville à travers le parc Darcy, croisant le fameux Ours Blanc de Pompon qui garde l'entrée du parc en face de la grille donnant sur la Porte Guillaume. C'est cette fois-ci du côté des Halles Centrales que j'atterris pour un repas vespéral, sur une place regorgeant d'endroits où se sustenter et où une foule, locaux et touristes mêlés, se presse en cette belle soirée de juin. Quel contraste, non seulement avec le Dijon d'il y a une année, mais aussi avec Caen, ville de taille équivalente, bien moins vibrante quand je m'y étais rendu il y a peu.
Un dernier paragraphe, gastronomique bien entendu, pour faire le tour des nombreux endroits, restaurants, bars, hôtel, que j'ai pratiqués durant ces trois jours. A commencer par un hôtel pratiquement situé non loin de la gare, Oceania le Jura, confortable et élégant, avec un escalier monumental, une piscine que je n'aurai pas testée, et un plantureux petit déjeuner buffet. Deux bars à bières pour le prix d'un, le premier situé non loin de la Cité de la Gastronomie, "Le Singe en Hiver", un joli cadre cosy devant les cuves inox où sont fabriquées leurs propres bières, de qualité. L'autre (Craft Beer Pub) ne fabrique pas ses bières, mais propose une grande variété de mousses artisanales et locales, avec une vaste terrasse pour les déguster. Des restaurants pour finir : un "BHV" place de la Libération, correct sans plus ; le Bistrot des Halles sur la place éponyme, beaucoup de choix, une cuisine bourguignonne intéressante (œuf meurette à l'époisses), bien sans être extraordinaire ; et pour finir ce tour d'horizon deux restos de banlieue, à côté du site industriel de Fontaine où je me produisais, un "Loup Blanc" intéressant et un "Aqueduc" plus banal.
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