Chez Joséphine à Malmaison
Un beau dimanche de janvier en région parisienne, cap à l'ouest vers Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine, qui présente l'avantage d'être directement accessible en TGV depuis chez nous, évitant les pénibles retours embouteillés du dimanche soir. La balade concoctée pour l'occasion va nous mener d'abord le long de la Seine, boulevard Bellerive le long du golf, puis du parc sportif, avant de monter dans le bois de Saint-Cucufa. Ce curieux nom proviendrait d'un saint, évêque martyr, d'origine irlandaise ou africaine, "cucufa" signifiant "huppe" en copte. On ne s'attend pas à Rueil à trouver un coin aussi boisé, sauvage, pentu, où même les promeneurs sont rares. Sur le côté est du bois, des maisons plutôt modestes (pour le coin), mais coquettes, ont proliféré, au milieu desquelles l'on slalome à flanc de coteau, jusqu'à rejoindre la Parc de la Malmaison et son château. Celui-ci est surtout connu pour avoir été acquis en 1799 par Joséphine de Beauharnais, alias Mme Bonaparte, et qui devient sa résidence principale après son divorce en 1809, jusqu'à sa mort sur place cinq ans plus tard. Devenu un musée national, nous n'en visiterons que la parc, qui rassemble lui-même quelques éléments qui méritent le détour. La roseraie, la passion de Joséphine avec ses 250 variétés de roses, qu'il faudra revoir au printemps pour sûr ; le cèdre du Liban qui commémore la bataille victorieuse de Marengo ; l'inévitable orangeraie à l'entrée ; et la façade côté du parc du château, avec moult statues et vases de marbre blanc, obélisques et autres centaures de bronze.
L'immense parc de l'époque napoléonienne a été dépecé depuis, une grande partie étant privatisée pour constituer le parc de la Petite Malmaison, ou encore le domaine de Vert-Mont avec ses riches demeures qui fleurent bon l'ISF ou plutôt l'IFI maintenant, bien à l'abri derrière barrières et hautes grilles. Seul le château néo-Régence de Bois-Préau reste accessible, devenu là aussi un musée (fermé pour travaux) qui retrace la captivité de Napoléon à Sainte-Hélène, et s'ouvre sur un autre parc à l'anglaise où s'élève une statue de Joséphine.
De là, on quitte la Malmaison pour rejoindre la partie Rueil, le centre ville, passant devant quelques lotissements chics, autour de la rue Hortense, et devant l'IFP (Institut Français du Pétrole) confortablement installé, grâce à ses revenus ultracarbonés, dans un domaine aux constructions de style anglo-normand, avec le pavillon de garde des soldats de Napoléon. On arrive au coquet cœur de ville, autour de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (ou comment ménager la chèvre-Pierre et le chou-Paul ?). Une petite pause pour finir à la brasserie Beauharnais, qui propose un délicieux chocolat chaud artistiquement présenté pour se réchauffer après notre après-midi de marche.
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