L'atelier de Chambord

Une nouvelle formation à dispenser le long de la Loire, à Chouzy au sud de Blois. Et comme à l'accoutumée, j'ai bloqué une journée pour me balader dans les environs la veille. Je connais bien Blois, ville de mes grands-parents paternels, et mon hôtel est situé juste en face de la rue où ils vivaient au siècle précédent, dans la rue André-Calenge, du nom de l'ancien maire de la ville. Celui-ci était aussi un ami de mes père et grand-père, et habitait dans la maison, presqu'un petit château, au coin de la rue, dans laquelle j'eus l'occasion d'être hébergé il y a quelques années. Celle-ci est depuis inhabitée, peut-être en vente, comme semblent l'indiquer volets fermés et pelouse négligée. La maison de mes grands-parents est au n° 5 de l'ex-rue de la République, avec sa façade étroite qui ne semble pas avoir beaucoup changé au fil des décennies, sans laisser apparaître le jardin derrière, dont je ne peux me rendre compte s'il ressemble encore à celui de mes lointains souvenirs. Je vais faire un tour un peu plus bas, jusqu'au jardin de l'Evêché, avec vue imprenable sur la Loire en-dessous, le jardin où j'allais enfant m'amuser.

Il est ensuite temps de traverser la Loire pour me rendre en Sologne. J'ai jeté ce matin mon dévolu sur le château de Villesavin, bien moins connu que son voisin de Chambord, avec lequel pourtant il possède des liens étroits. En effet, il fut édifié au début du XVIème siècle par Jean Le Breton, secrétaire des Finances de François Ier, qui était responsable des travaux pour la construction du château de Chambord non loin de là. Et son "petit" château servit de terrain d'entraînement à la construction du grand voisin, comme avec son escalier à simple hélice, un modèle réduit de son illustre frère. Ce château niché dans la forêt vaut le détour, avec sa chapelle aux voûtes peintes, son beau colombier restauré, sa cour d'honneur ornée d'une vasque en marbre de Carrare, ou encore ces voitures hippomobiles et d'enfants accumulées dans une des remises.

 

Après un arrêt à Bracieux pour y déjeuner, admirant au passage sa spectaculaire halle en bois, je me sens obligé d'aller voir une nouvelle fois le fameux château de Chambord. Se garer dans les environs immédiats est un peu compliqué, les accès sont très contrôlés, je trouve un parking plus loin dans la forêt. Ce qui me permet d'arriver en longeant le canal de Cosson, offrant une belle perspective sur le château au fond, et longeant les marais alentour. En arrivant sur le château, qui je ne visiterai pas cette fois, une animation inhabituelle règne : on croise des personnes bizarrement costumées, dames en larges robes, hommes en armes, des figurants visiblement ; une table adossée au château voit se restaurer un groupe de personnes, toutes munies d'un badge ; des engins colorés et des cars utilitaires sont parqués dans les jardins. On tourne visiblement un film ou une série, mais je ne saurai pas lequel. Je me contente de faire le tour du château, toujours le long de douves et canaux, avant de rejoindre mon point de départ.

Dernier arrêt mémoriel, cette fois à Monts-près-Chambord, a priori sans intérêt particulier, sauf que c'est le village de ma grand-mère paternelle et de toute sa famille sur plusieurs générations. Je fais un détour par le cimetière où sur plusieurs tombes est gravé "AUGER", sans doute des ascendants plus ou moins lointains. Je passe aussi devant l'Ecole de Filles dans le centre, que ma grand-mère est très probablement fréquentée au début du siècle dernier.





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