Lunaire phare de la Coubre
Poussons un peu plus loin depuis La Rochelle, cette fois jusqu'aux bords de la Gironde, pour explorer des contrées plus lointaines, mais encore à portée de voiture. Ce sera le phare de la Coubre tout au sud de la Côte Sauvage, et la station balnéaire de Ronce-les-Bains de l'autre côté, au nord.
A travers l'intérieur des terres, par La Tremblade et La Palmyre (sans s'arrêter au zoo, visité il y a une vingtaine d'années avec les enfants), l'on rejoint le phare de la Coubre, aux faux airs de fusée lunaire de Tintin avec ses damiers rouge et blanc (ou bien alors de maillot croate). Soixante-quatre mètres au-dessus de la baie de la Bonne Anse, il surveille l'entrée de la Gironde et protège des hauts fonds et des courants nombreux à cet endroit. Construit trop près de l'océan et vite détruit par l'érosion (des traces de l'ancien phare peuvent encore se deviner au large de la plage), il fut reconstruit plus à l'intérieur en 1905, même si aujourd'hui, la mer s'en rapproche à nouveau dangereusement. Un petit musée avec lanternes, graphes et illustrations retraçant l'histoire du phare, est proposé en bas, et après une montée des 300 marches en escargot qui plombe (un peu) les guibolles (on est pourtant loin du record de la montée homologué à 1 minute et 2 secondes !), s'offre une magnifique vue sur l'embouchure de la Gironde d'un côté, sur la Côte Sauvage la bien nommée de l'autre.
Autre étape bien différente en remontant vers l'estuaire de la Seudre, jusqu'à la petite ville de Ronce-les-Bains, de jolies villas dispersées dans une pinède, et l'inévitable casino Partouche au centre. Un circuit nous conduit devant un croquignolet échantillonnage de ces maisons, certaines au style basque avec toit à pente et poutres rouge brique, ici un Hôtel de la Plage, là un café-resto "Villa Clair de lune" sur un rond-point devant un phare de la Coubre miniature. Les noms un peu désuets fleurent bon la Belle Époque : villa Beauséjour, Le Rêve, Edja, Les Tilleuls, Monplaisir, Primrose ou le Kichalain ; devant la villa Violette, nous discutons avec une dame qui nous raconte que sa coquette maison appartenait déjà à sa grand-mère qui y était née. Un stop dans le centre pour notre premier coup dans un bar (le déconfinement date d'il y a 2 jours seulement), un mojito qui remonte le moral et les chaussettes.
Dernier arrêt sur la plage du Galon d'Or non loin de là. Des pêcheurs taquinent je ne sais quel poisson, du bois flotté s'essaie à l'art contemporain sur le sable, tandis qu'une lumière de début de soirée nimbe la mer en une pellicule colorée, faisant échos à des nuages violets.
Commentaires
Enregistrer un commentaire