Chef de Baie
Comme souvent depuis une année, l'excursion vers La Rochelle, pour un week-end ou une semaine, est notre exutoire favori quand nous quittons la région parisienne. Qu'il pleuve ou qu'il vente, ce qui arrive quand même souvent en hiver, nous allons parcourir les côtes atlantiques entre Oléron et la Vendée. Ce dernier week-end de janvier, ce sera une nouvelle fois une partie de cache-cache avec les nuages et la pluie. Heureusement, le climat maritime changeant nous octroie quelques fenêtres de temps plus sec, qu'il s'agit de bien repérer à l'avance et d'optimiser pour nos promenades iodées. Ce vendredi après-midi, nous commençons par un trajet de bus Yélo (le système rochelais de transports en commun) pour nous emmener directement du pied de notre immeuble ou presque, jusqu'au lieudit Chef de Baie, au nord-ouest de la ville. Après avoir traversé les grands ensembles de Port-Neuf et flirté avec les imposantes installations portuaires de La Pallice, nous voici à la plage de Chef de Baie, l'une des trois plages de La Rochelle. Celle-ci jouxte le port de pêche de Chef de Baie, 4ème port de pêche français, déplacé là depuis le Vieux Port de La Rochelle dans les années 90. En été, du monde se presse pour y faire trempette à partir d'une belle anse de sable blond. Ces jours-ci, le thermomètre dans l'eau doit indiquer 8 degrés, et pourtant un couple de courageux brave le froid, et le vent qui souffle en rafales quand on sort de l'onde : très peu pour moi cela va
sans dire ! Nous nous contenterons de longer la mer vers le sud jusqu'à retourner à notre point de départ. Toute cette zone côtière a été aménagée avec des espaces verts (tamaris, pruneliers, cornouillers) d'un côté, et la falaise de calcaire de l'autre, et vue en face sur la presqu'île des Minimes et son grand port de plaisance. Au cours de la balade, l'on passe devant la Redoute de Chef de Baie, autrefois un fort royal détruit depuis, reconstruit pour constituer cette redoute abritant un temps une batterie, une tour carrée avec machicoulis et meurtrières qui se dresse toujours de toute sa stature non loin de la promenade.
L'on revient ensuite vers la ville en longeant tant bien que mal
Le reste du séjour sera plus casanier, à aller faire des emplettes alimentaires au marché central de la ville, à rendre quelques bouquins à la Médiathèque locale du côté de la Ville en Bois, à flâner le long du vieux port, ou encore à pratiquer divers jeux de société dans notre douillet nid de la rue Debussy avec nos enfants venus nous rendre visite.
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