Promenades ruthénoise et bouzoulaise
Ruthénois quesaco ? Se référant aux Rutènes, peuplade gauloise qui y habitait il y a 2000 ans, il s'agit des habitants de Rodez, préfecture de cet Aveyron où nous passons la semaine à cheval sur juillet et août 2020. Une journée à Rodez s'impose donc, à parcourir la ville selon un itinéraire en zigzag, défini par l'Office de Tourisme, scrupuleusement suivi à travers les vieux quartiers de la ville. Le point de départ en est la cathédrale Notre-Dame, en grès rose, imposante avec sa nef de 30 mètres de haut, qui domine la ville. Nous avons droit à une petite visite guidée pour nous seuls, par une jeune bénévole qui nous retrace la riche histoire des lieux, de sa construction à compter de 1277 jusqu'à l'adjonction des vitraux modernes entre 2004 et 2006, des vitraux lumineux et colorés qui réchauffent l'atmosphère avec leur dominante rouge et orangée. On note au passage une "BD" de l'époque, fresque du XVème siècle représentant la vie de Saint-Eloi. Certaines des ruelles anciennes ont été redynamisées par l'installation de boutiques d'artistes et d'ateliers d'artisans, que l'on découvre notamment rue de l'Embergue, entre échauguette et tourelles des maisons du Moyen-Age.
Sur la route de Rodez, il faut s'arrêter à Bozouls, 20 kms au nord. C'est la porte du Rouergue, connue pour son canyon. Ce n'est pas certes le Grand de l'Ouest Américain, mais la perspective de ce grand "trou" quand on s'en approche dans le village reste impressionnante. Bozouls est bâtie autour d'un méandre d'une rivière, le Dourdou, qui a creusé dans le calcaire une gorge en forme de fer à cheval, avec au centre un promontoire sur lequel se dresse une église romane : c'est le Trou de Bozouls. On part de l'esplanade du village, sur un des bords du Trou, bien équipé en commerces sympas, cafés et restos, où se pressent les visiteurs qui veulent jeter un oeil rapide au canyon. Les plus entreprenants, dont nous faisons évidemment partie, peuvent faire un tour plus complet du lieu, descendre au fond du canyon et en faire le tour, puis remonter sur le promontoire pour aller voir le promontoire et son église. Le contraste est frappant entre la partie haute, habitée et largement urbanisée, et la partie basse, le long du Dourdou, sauvage et verdoyante, où des animaux paissent tranquillement (il y a même des lamas !), et où l'on doit même traverser un pont suspendu, tel des apprentis Indiana Jones.








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